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Fais-moi rire ! ou l’histoire d’un blog

J’avais prévu d’écrire sur la mémoire aujourd’hui. Mes petites notes étaient prêtes, je m’étais bien documentée, j’allais livrer un nouveau billet rédigé en pyjama car c’est souvent la nuit que me vient l’inspiration/l’envie. Et puis, au moment de commencer, j’ai aperçu dans l’onglet des notifications celle que j’avais reçue une semaine ou deux plus tôt. Celle m’informant que je venais de publier mon cinquantième article sur ce blog. J’ai eu envie de partager l’info mais je ne savais pas de quelle manière. Finalement, j’ai décidé qu’il était peut-être temps de revenir sur l’origine de Fais-moi Rire! Lire la suite de « Fais-moi rire ! ou l’histoire d’un blog »

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L’obsession, pour les Nuls

Tu ne l’attends pas parce qu’il débarque sans prévenir, le petit billet surprise. Je t’avoue que je suis la première étonnée quand l’inspiration me surprend à un moment où je ne la réclamais pas. Le plus souvent, c’est en pleine nuit, après trois heures de sommeil. Bonheur. Genre, t’es bien tu vois, tu dors douillettement avec tes doudous et en plus t’es trop contente car pour une fois tu t’es endormie vite et tôt, quand soudain… Une espèce de puissance mystique vient te tirer de tes rêves, même si pour le coup ils étaient un peu médiocres. (Hey, n’est pas Scorcese qui veut ok ?) Bref. Je compare volontiers l’inspiration nocturne au chien un peu casse-bonbons qui te réveille pour jouer/aller pisser/que tu lui donnes à bouffer. Et ne t’avises pas d’essayer de l’ignorer, c’est foutu, il ne lâchera pas.

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Salut, c’est moi, tu me reconnais? Chienspiration!

Me voici donc, un dimanche matin, levée à 4h pour aborder un sujet assez dense dont j’avais brièvement annoncé la couleur dans mon précédent billetl’obsession. Pourquoi ce choix tout d’abord. Et bien, car je suis plus ou moins sous l’emprise de cette « pathologie » et sur bien des plans. Il m’intéressait donc d’en savoir un peu plus sur la question. Cependant, à peine ai-je commencé à me documenter que déjà je m’aperçois que j’ai beaucoup de notions à appréhender avant de vraiment comprendre de quoi il s’agit. Je vais donc procéder dans l’ordre et revenir sur les fondamentaux. On ne construit pas une maison en commençant par le toit…

Qu’est-ce qu’une obsession?

Premièrement, la def. vue par le Petit Larousse:

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Alors, irrationnel je ne dirais pas cela car selon ma définition (qui n’a donc aucune valeur du coup), j’en percevais la mécanique de pensée avec une certaine logique. Exemple: je développe une obsession pour une chanson parce que je l’aime bien. J’ai donc envie de l’écouter en boucle sur une période aléatoire, jusqu’à m’en dégoûter et alterner avec d’autres, pour finalement la troquer contre une nouvelle et enfin l’oublier. Il en va de même avec la bouffe, l’Amour et les projets. Selon moi, rien d’illogique jusqu’à présent puisque j’ai toujours vu les choses ainsi. Je suis une passionnée, je vis le « truc » à fond et lorsque j’en ai assez, je change. Je ne suis clairement pas dans la modération mais comme c’est ainsi que je fonctionne, je le comprends et trouve ainsi cela « rationnel ».

Répétitive et menaçante? Répétitive, si l’on veut. Je dirais davantage cyclique. Menaçante? Et bien, dans la mesure où parfois cela conduit à des comportements regrettables, peut-être, mais ce n’est pas une sensation que je (oui je fais du cas par cas en prenant le mien car à priori je suis la mieux placée pour en parler ahah) subis puisqu’elle répond à un attrait éphémère.

Par conséquent, ce que j’avais coutume d’appeler « obsession » n’en est pas nécessairement une et s’apparente davantage à une lubie qui dure plusieurs jours, mois, voire années, voire s’arrête et reprend plus tard, par cycle donc. Est-ce bien la bonne définition ? En tout cas, celle-ci est plus légère.

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Par le passé, mon auteur préféré était Stefan Zweig parce que je le trouvais aussi « cinglé » que moi. Le livre qui m’avait le plus emballée de sa collection (du moins, parmi ceux que j’ai lus) était Le joueur d’échecs. Pas forcément parce que j’adore les échecs [pseudo: Platonika sur chess.com, si une partie contre moi te tente], mais parce qu’il y décrivait tous les symptômes et dérives de la monomanie que je découvrais alors comme étant une pathologie. C’est donc amusée que je me suis mise à utiliser ce mot pour décrire mes propres « cycles ». Je me suis par la suite aperçue que j’étais fortement attirée par les personnes présentant ce même type de fonctionnement, comme c’est le cas des joueurs de Poker. Qui se ressemble s’assemble, paraît-il. Mon histoire d’Amour la plus longue et la plus intense en est notamment la parfaite démonstration puisque lui et moi jouions continuellement, aux échecs mais pas seulement: poker, jeux de sociétés, jeux vidéos, jeux en tout genre à dire vrai. Pas au point de l’addiction contraignante du type: joueur compulsif et tout ce que cela implique. Cependant, mon ex est limite « pire » et assez admirable dans son aboutissement de la manie puisque lui va jusqu’à se passionner pour un sujet en se renseignant sur tout ce qu’il était possible d’emmagasiner comme infos liées. Etant donné que nous parlons d’échecs autant prendre cet exemple là. Alors que je me « contentais » de vouloir jouer H24 parce que l’apprentissage personnel me plaisait, que je perde ou gagne, seule l’action de jouer me suffisait. En revanche, lui avait besoin de maîtriser l’exercice. Il s’était donc renseigné sur tout ce que cela englobait. L’histoire des échecs, les grands maîtres, les stratégies, etc. jusqu’à en devenir expert sur le sujet. Il en allait de même pour chaque activité qu’il entreprenait ou avait entrepris comme la musique, le poker (donc) et après réflexion, peut-être bien moi, jusqu’à se lasser sans pour autant cesser d’aimer mais simplement après en avoir fait le tour ou décrété qu’il ne serait pas le meilleur en ce domaine. Le « défaut » des perfectionnistes sûrement. Je lui ressemblais sans pour autant fonctionner à l’identique. En effet, je peux me passionner pour quelque chose sans chercher à être la meilleure et à maîtriser la discipline. Ce n’est pas un objectif. J’ai pu être comme cela à l’école ou dans une entreprise mais dans ce qui n’est pas « imposé », je pense ne pas avoir besoin de ressentir cette satisfaction. C’est appréciable mais pas un but en soi, du moins, pas le mien.

Qu’est-ce que la monomanie ?

Alors là, c’est le bordel. Mets ta ceinture, on a de la route. « […] la monomanie est un délire caractérisé par une préoccupation unique. La monomanie intellectuelle caractérise un patient obsédé par une ou plusieurs idées délirantes. La monomanie affective ou raisonnante concerne un patient qui peut conserver une certaine conscience de son trouble, contrairement à la monomanie émotionnelle pour laquelle une ou plusieurs émotions abolissent son raisonnement et sa volonté. » Ok, reprenons dans l’ordre Jamy.

Qu’est-ce qu’un délire ?

Un ami a un gimmick que j’affectionne tout particulièrement: « Y’a un délire ».  Une belle mise en abîme pour le coup puisqu’un gimmick est de base un dérivé du comportement cyclique et récurrent. Voici cependant la définition toujours selon notre encyclopédiste:Capture d’écran 2017-03-26 à 08.37.55.png

Ah ouais, y’a vraiment un délire. Malgré tout, je ne reconnais pas ma fixation pour les olives, les escargots, les MM’s, les Crocodiles Haribo et ma playlist du moment dans l’apparition de ces symptômes. J’ai jamais fait grimper ma température à 39,5 parce que je ne pouvais pas m’enfiler un paquet de Dragibus au moment où j’en voulais. Quoique. « Agitation extrême, frénésie, exaltation ». Là j’avoue il faut me voir en voiture, côté passager, quand je danse sur Rockabye.

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Bon, là c’est plus du tout marrant. Attends, ça se trouve ça fait plus peur que ce dont il est vraiment question parce que bizarrement il y a des mots dont on allège la connotation dans le conscient collectif, exemple « délire » comme on vient de le voir. Ou lorsque l’on dit « c’est mortel! » Nan bah en vrai non hein. C’est juste « terrible » dans le sens « cool », « trop bien », etc. Ou si tu dis à ton pote, « mais t’es malade, t’es un taré! ». En fait, tu lui manifestes ton approbation amusée pour ses petits coups de « folie » qui ici  encore a un sens atténué. Je ne sais pas si je suis claire… Mais bref, peut-être qu’en fait ces mots barbares ne renvoient pas à des définitions aussi lourdes qu’elles le laissent penser?

Qu’est-ce qu’un trouble mental / une maladie mentale ?

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La liste est longue… Je vous laisse vous intéresser à celles de votre choix mais pour rester sur les rails de ce billet, on va passer cette étape car ici, rien ne fait réellement écho à ce dont il est question. En effet, je trouve ceci extrêment LOURD et incompatible avec ce qui est ressenti dans mon quotidien quand il s’agit d’obsession cyclique. Je peine à trouver la bonne appellation mais dans mon cas, rien de dramatique non plus! Je dirais plutôt que c’est une facette de ma personnalité, qui ne m’est pas propre puisque comme évoqué plus haut, j’ai rencontré des personnes similaires à quelques nuances près. Sommes-nous alors « malades mentalement » ? Je ne le pense pas. Et si c’est le cas, selon qui ? Les gens sains se pensent sains parce que ? Ils sont la norme ? Ah d’accord. Galilée si tu nous regardes, désoooo. (Bon en réalité ce n’est pas lui qui a vraiment fait cette découverte mais dans un souci de raccourci, on va dire que si, pour l’image. Tu l’ignorais ?? Désooooo.) Ainsi, sommes-nous socialement inaptes à une vie standard en société ? Possible. De là à se considérer fou ? Je n’ai pas la réponse à cette question.

Après moult lecture (j’ai le crâne comme une pastèque 4h après avoir commencé cet article), j’en arrive à la conclusion qu’il s’agit davantage de pulsion.

Qu’est ce qu’une pulsion ?

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Voilà. Ça, j’aime mieux. Bien évidemment môssieur Sigmund Freud a toujours un petit truc à rajouter avec des mots bien flippants et des origines diverses et variées mais bon on va s’en tenir à cette définition plus sommaire et moins craignosse afin d’embrayer sur un dimanche sympa ? Qu’en dis-tu ? J’en dis qu’une fois de plus tu causes toute seule et que t’es bonne à enfermer ma fille! Hannn quoi ? T’as dit quoi là ? Bah eh c’est la vérité regarde tu continues ! Hello crazyness ! Nan mais je te permets pas déjà…

PAUSE

Bon, je ne te cache pas qu’après cette première partie, j’ai eu besoin de réfléchir à tout ça. J’ai essayé de prendre un peu de recul, de hauteur, de considérer cela d’un point de vue moins égocentrique parce que sinon j’allais finir la journée recroquevillée, position foetale, à remettre toute mon existence en question. Je m’explique:

A la base, je sais que je suis un peu une excentrique, une originale, que ma vie peut paraître  atypique, en décalage, farfelue, non structurée. Ok. ok… C’est admis et je n’ai jamais considéré cela comme un mal. De manière isolée je le vis très bien. J’aime beaucoup moins lorsque je suis jugée bien évidemment. Mais de là à me considérer folle? Bin, nan, jamais. J’ai toujours utilisé cette tournure sans réellement le penser. Du style: je suis « fo-folle ». Ca veut dire exubérante, excessive, mais pas dingue. Cependant cet article me fout un peu les jetons finalement car je m’aperçois que ce que je considère « normal » dans le sens « sain » ne l’est pas tant d’un point de vue extérieur. Bien entendu je ne parle pas de mes envies de bonbons ou de chansons, ça, c’est rigolo au final. Mais de certaines obsessions qui vont un peu plus loin. Il y a par exemple ce à quoi je faisais allusion dans mon article sur l’appétence pour le chaos et de manière générale dans tous mes billets, apparaissent des références à des événements dont j’ai fait l’expérience, que je ne parviens pas à digérer et qui me hantent. Que ce soit le ghosting (archivage sentimental), l’effet soufflé raté, le syndrome du membre manquant (l’ame-soeur). images.jpegToutes ces anecdotes sont autant de pollutions mentales desquelles je suis incapable de me défaire dans la mesure où je ne les comprends pas. Je les ai acceptées, je les ai classées mais en mode survie. C’est comme si je les avais mise à la corbeille (d’un ordinateur, le mien en l’occurrence) mais, que je n’avais pas encore trouvé le moyen de « vider » la corbeille. C’est un peu cela. On a la volonté, l’ambition de virer complètement quelque chose de son cerveau, qui nous est inutile, cependant, une sorte de sauvegarde de secours, de disque dur, nous en empêche totalement. Et c’est relou!!!

Alors, suis-je folle ? Suis-je simplement fofolle ? Est-ce que c’est grave ? Pour qui, pour quoi ? Tant de questions encore. Argh! Comme dirait Scarlett dans Autant en emporte le vent : « Tarata […] j’y penserai demain! »

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Si l’on comparait l’Amour au Poker

J’aime bien faire des métaphores. Je ne sais pas pourquoi mais j’aime bien cela. Il y a des situations où ce processus s’effectue naturellement dans mon cerveau. Je n’ai rien commandé mais je suis livrée. Toc toc toc! Oui qui est-ce? C’est vot’ métaphore toute chaude, cadeau d’la maison, le grand patron you know… Han! Je viens d’en faire une sans m’en rendre compte! Ah mais ok j’ai un vrai problème en fait! 0.o

Bon bah tant pis. Je vais deal with it. Oh mais quelle extraordinaire transition pour entrer dans le vif du sujet! Elle est fabuleuse, non vraiment, c’t’un métier hein… Bref. Le Poker donc. Mais pas que! L’Amouuuur aussi, et surtout. Parler Poker pour parler d’Amour, vous trouvez cela étrange? Certes. Mais l’amour c’est étrange et je suis étrange. Et puis c’est mon blog donc je fais ce que je veux. Tu vois là par exemple, si je veux j’arrête l’article là… comme ça. Bam! Et je me casse, j’te plante comme un con parce que mine de rien, je te vois avec ton paquet de biscuits et ton air snob quand tu lis le titre: « Puh, l’amûr et l’poker, nan mais d’accord nan mais rienàvouuuarquoi. » Mais en vrai, t’es resté jusque là parce que tu veux savoir ce que mon cerveau torturé m’a livré sur cette affaire pas vrai? Allez viens là, rapproche toi de la cheminée, installe toi confortablement sur un gros plaid, je vais te raconter une histoire…

Une table de poker

Ne t’inquiète pas, nul besoin de savoir jouer pour comprendre ce qui va suivre. D’abord, le Poker c’est un jeu qui n’existe si et seulement si deux personnes minimum y prennent part. Il faut en comprendre les règles, parce qu’on ne fait pas n’importe quoi avec ses cartes, à moins de vouloir perdre volontairement? Entrer dans une partie est un engagement. On investit une somme et il faut accepter de pouvoir la perdre. Le joueur qui prend place peut donc financièrement se le permettre et a pris en considération l’éventualité de ne pas gagner et ce en quoi cela affecterait sa vie. La plupart des joueurs recherchent bien sûr les gains, d’autres les sensations ou bien les deux. C’est notamment le cas des gens très riches qui n’ont pas besoin de l’être encore plus mais qui manquent cruellement d’excitation dans leur vie. L’adrénaline est ce qu’ils recherchent. Il y a les addictifs mais aussi les passionnés et non ce n’est pas la même chose. Il y a ceux qui en font leur métier et ceux qui considèrent cela comme un divertissement, un loisir, un complément de revenus. Comprenez donc bien que chaque joueur est différent et le plus expérimenté n’est pas forcément le plus chanceux. A une même table on pourra trouver des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, des pros, des amateurs, des riches, des pauvres, des timides, des exubérants, des silencieux, des bavards, des impassibles, des livres-ouverts, des souriants, des grincheux, des concentrés, des dispersés, des habitués, des nouveaux, etc. Tu vois? A une même table, une même partie, se mêlent tous types de profils et rien ne permet d’affirmer qui va gagner. On pourrait penser que le professionnel a plus de chance. Il a plus de connaissances, d’expérience, de discipline, d’habitude,  de tout ce que vous voulez excepté plus de chance. C’est un peu ça aussi la magie de ce jeu. Rien n’est jamais écrit à l’avance!

Le rapport avec l’Amour ?

Allons, tu ne le vois pas? Il te suffit pourtant de remplacer une poignée de mots ci-dessus. Je te montre:

D’abord, l’Amour c’est un jeu qui n’existe si et seulement si deux personnes minimum y prennent part. Il faut en comprendre les règles, parce qu’on ne fait pas n’importe quoi avec ses atouts, à moins de vouloir rester volontairement célibataire? Entrer dans une relation est un engagement. On investit une partie de soi et il faut accepter de pouvoir la perdre. L’individu qui joue le jeu peut donc émotionnellement se le permettre et a pris en considération l’éventualité d’une rupture et ce en quoi cela affecterait sa vie. La plupart des gens cherchent bien sur à trouver quelqu’un, d’autres les sensations. C’est notamment le cas des gens mariés ou en couple qui n’ont pas besoin de rencontrer mais qui manquent cruellement d’excitation dans leur vie. L’adrénaline est ce qu’ils recherchent. Il y a les addictifs mais aussi les passionnés et non ce n’est pas la même chose. Il y a ceux qui en font leur but et ceux qui considèrent cela comme un divertissement, un loisir, un complément d’émotions. Comprenez donc bien que chaque personne est différente et le plus expérimenté n’est pas forcément le plus chanceux. Une relation peut se composer  d’hommes, de femmes, de jeunes, de vieux, de divorcés, de vierges, de collectionneurs, de fidèles, de timides, d’exubérants, de silencieux, de bavards, d’impassibles, de démonstratifs, de souriants, de grincheux, d’investis, de dispersés, des habitués, etc. Tu vois?  Toute union est possible et rien ne permet d’affirmer qui va finir en couple heureux et amoureux. On pourrait penser que celui qui a déjà été en couple a plus de chance car il sait ce qu’il veut à présent et les erreurs à ne plus commettre. Et pourtant non. Il a plus de connaissances, d’expériences, est plus raisonné et tout ce que vous voulez excepté plus chanceux. C’est un peu ça aussi la magie de ce sentiment. Rien n’est jamais écrit à l’avance!

La Partie de Poker

Maintenant que tous ont pris place autour de la table, la partie s’engage. Chacun leur tour, les joueurs évaluent la situation en fonction de leur jeu et des adversaires. Ils se jaugent mutuellement pour savoir quelle décision prendre, ils s’observent, se dévisagent, tentent de déceler en l’autre faiblesse ou force, cherchent la faille, essayent de déterminer qui a le dessus dans chaque donne. Les cartes du board (tableau) s’enchainent, font évoluer la problématique, multiplient tensions et les plus faibles cèdent sous la pression. Les aggros (joueurs agressifs) ont la majeure partie du temps le dessus sur les moins aguerris, les joueurs serrés ou passifs. Ces derniers savent ce qu’ils ont et donc ce qu’ils peuvent perdre. Ils ont peur de prendre des risques et préfèrent le plus souvent jeter leurs cartes même s’ils avaient potentiellement un meilleur jeu que le joueur d’en face. Lui n’a pas hésité, il a foncé, il a pris des risques et il est parvenu à intimider son adversaire qui a foldé (couché son jeu). Mais ce type de joueur ne remporte pas nécessairement la partie. Il gagne des batailles oui mais tôt ou tard son manège se retourne contre lui et comme il a tendance a tout miser, il peut très vite reperdre tout ce qu’il avait accumulé.

Le fish: celui qui ne sait pas jouer, qui n’a aucune idée de ce dans quoi il s’est lancé et qui distribuera son capital à ceux qui profiteront de lui en identifiant immédiatement ses failles. Il croit avoir compris le jeu, il veut jouer, il veut gagner, comme les autres. Mais il est faible et ignorant. Il va se faire plumer sans même penser qu’il est le principal responsable de sa perte car il ne s’est pas protégé et se croit à égalité avec les autres joueurs.

La partie peut durer des heures, il faut être fort psychologiquement et physiquement pour tenir le rythme. Cela demande un réel effort et donc une force et une prédisposition. Si l’on ne se sent pas capable de tenir le rythme, inutile de prendre place. A la fin de la partie, celui qui en sort victorieux ressent fierté et satisfaction d’y être parvenu, d’avoir déjoué les pièges et réussi à extraire de son jeu la meilleure façon de gagner.

La Relation amoureuse

Même principe que tout à l’heure, tu es prêt?

La relation s’engage. Chacun leur tour, les partenaires évaluent la situation en fonction de leur coeur et de leur raison. Ils se jaugent mutuellement pour savoir quelle décision prendre, ils s’observent, se dévisagent, tentent de déceler en l’autre faiblesse ou force, cherchent la faille, essayent de déterminer qui a le dessus dans chaque dispute. Les jours s’enchainent, font évoluer la problématique, multiplient tensions et les plus faibles cèdent sous la pression. Les personnalités agressives ont la majeure partie du temps le dessus sur les plus fragiles, les égoïstes ou les passifs. Ces derniers savent ce qu’ils ont et donc ce qu’ils peuvent perdre. Ils ont peur de prendre des risques et préfèrent le plus souvent jeter l’éponge même s’ils vivaient potentiellement une belle histoire. L’autre partenaire lui n’a pas hésité, il a foncé, il a pris des risques et il est parvenu à intimider son amoureux(se) qui a abandonné. Mais ce type de personne ne ressort pas nécessairement gagnant. Il vit des histoires oui mais tôt ou tard son manège se retourne contre lui et comme il a tendance à tout donner, il peut très vite reperdre tout ce qu’il avait investi.

Le naïf n’a aucune idée de ce dans quoi il s’est lancé et  distribuera son amour à ceux qui profiteront de lui en identifiant immédiatement ses failles. Il croit avoir compris la séduction, il veut jouer, il veut tomber amoureux et être aimé en retour, comme les autres. Mais il est faible et ignorant. Il va se faire piétiner sans même penser qu’il est le principal responsable de ce qui lui arrive car il ne s’est pas protégé et se croit à égalité avec les autres partenaires.

La partie peut durer des années, il faut être fort psychologiquement et physiquement pour tenir le rythme. Cela demande un réel effort et donc une force et une prédisposition. Si l’on ne se sent pas capable de tenir ce rythme, inutile de tenter les rencontres. A la fin de cette démarche, celui qui est amoureux  et aimé en retour ressent fierté et satisfaction d’y être parvenu, d’avoir déjoué les pièges et réussi à séduire la personne de son choix.

Moralité

S’il en faut une. En Amour comme au Poker il y a des perdants et des gagnants. L’amour est un jeu, une partie de plaisir. Si vous commencez à subir alors levez-vous et quittez la table. Cela ne signifie pas que le Poker n’est pas fait pour vous mais tout simplement pas cette variante, ou cette structure.

Vous reprendrez place, vous ne gagnerez pas forcement. Et un jour, si. Ce jour là vous ressentirez la satisfaction d’avoir persévéré et pourrez savourer le bonheur de la victoire même s’il n’est que de courte durée.

Et lorsqu’une partie vous ruine, vous laisse seul et dévasté, quittez dignement la table la tête haute. Ça ne sert à rien d’engueuler le/la croupière. Ils ne sont pas responsables de ce que vous avez fait de vos cartes et de la façon dont vous vous êtes laissé manipuler par votre adversaire.

Rentrez chez vous; Accusez le coup; Et quand vous serez prêt, retentez ou pas.

Je vais clore par une citation dont j’ignore l’auteur mais que j’aime beaucoup:

« Celui qui prend des risques peut perdre; celui qui n’en prend pas perd toujours. »

Et maintenant, All-in!

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Fiche technique du joueur de poker pro

Horaires

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C’est simple, il n’en a pas. C’est un être plutôt nocturne. Si vous lui envoyez un message pour lui souhaiter une bonne journée à 9h, n’attendez pas de réponse avant 15h, minimum.
Il a perdu la notion du temps, peut prendre son petit-déjeuner à 18h, hésite sur les jours de la semaine. Cependant le dimanche reste une de ses plus grosses journées de travail, du moins en ce qui concerne le joueur de MTT (tournois) .
Avantage: vous pouvez le déranger et lui proposer de sortir à n’importe quelle heure de la nuit, si sa session est terminée, il peut dire oui pour un verre à 3h. Challenge accepted!
Mon conseil: Préparez-vous à un certain décalage.


Vocabulaire

Alors là, accrochez-vous! Si vous surprenez une conversation entre joueurs de poker, attendez-vous à ne rien comprendre.
 « Bet », « call », « raise », « river », « all-in », « check », « flop », « blind », « bouton », « dealer », « shortstack », « fold », etc.
 Ok, c’est un peu technique mais c’est à la portée de n’importe quel personne qui joue un peu.
En revanche, certains mots ou expressions sont utilisés dans leur vie de tous les jours. Ils ont leur propre jargon. En voici quelques exemples:
 « C’est les Nuts! », « Balla », « J’ai spew », « Je suis en tilt! », « Top reg. », « Il est broke », « Carte-roulette? », « Je vais grinder », « T’es in? », « C’est un fish », « Il s’est level », « J’ai bad run », « J’ai chatté ! », « Il a busto », « C’est rigged », « Il whine », « GG », « GL », « J’ai la win papa! », « C’est sick! », « Il m’a trap! », « A la bulle! », « Un random », « Oh le bad beat », « J’ai miss », « Il m’a owned …», « C’est un dégen’ », etc.
Mon conseil: pas de panique, vous apprendrez sans essayer à force d’en fréquenter.


Look

Le joueur de poker passe plusieurs heures d’affilées assis devant son écran. Il sera le plus souvent vêtu de vêtements confortables, style sweat-shirt à capuche, t-shirt, short. Certains travaillent en caleçon. Oui. Ca donne chaud de jouer.
Pour jouer en cercle ou casino, il complétera la panoplie par les indispensables lunettes de soleil, écouteurs, foulard, casquette. Autant d’éléments destinés à dissimuler les expressions de visage et / ou ce qu’il observe. Les écouteurs sont requis afin de masquer le bruit incessant des jetons, cartes et brouhaha qui finissent par étourdir les joueurs sur plusieurs heures.e00f034cb08be399a086e7e3ffc2d63e677d8ae31ad9a446cf563159be369d6f
Pour sortir: jean ou short; polo, t-shirt ou chemise; baskets ou chaussures de ville.
Au niveau du teint, ils se reconnaissent à leur pâleur. En effet, travaillant beaucoup, sortant peu la journée, se levant tard, difficile d’entretenir un quelconque hâle.


Alimentation / Boisson

tumblr_loenj6PTnV1qlfu1ho1_500S’il vit confortablement, le joueur pro aime se faire plaisir en ce qui concerne la bonne chère. Le problème majeur étant qu’il travaille à l’heure du dîner et ne peut se permettre de pause pour préparer un repas digne de ce nom. A moins donc d’avoir à disposition une mère, une copine ou une cuisinière attitrée ( helloooow ), il fera le plus souvent appel à un service de livraison à domicile. Pizza, sushis, etc
Lorsqu’il est off, il retrouve volontiers d’autres joueurs au restaurant. Ils y partagent cocktails, bons vins et mets raffinés tout en discutant de leur passion. Entrée, plat, dessert; Carpaccio d’espadon, foie gras, boeuf Kobe, magret de canard, huîtres, etc. Ils ne se refusent rien. Ce sont souvent de gros mangeurs de viande.
Par ailleurs, il n’est pas rare que le repas se solde par une carte-roulette, c’est à dire le tirage au sort de la carte de crédit du malchanceux qui sera alors contraint de régler le montant global de l’addition. Notons qu’ils sont également très généreux en pourboires.
Les moins prospères opteront pour la solution préférée des étudiants, les pâtes, du lundi au dimanche et quelques Mac Do / Burger King les jours off.
Et de manière générale lorsqu’ils sortent: ils boivent. Beaucoup. Longtemps. Souvent. Ils réservent des tables en échange du paiement de bouteilles à des prix extravagants.

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Comportement lors d’une session online

Capture d’écran 2015-10-13 à 02.00.19Le joueur en pleine session est un robot. Les yeux rivés sur son écran, il entre dans une sorte de transe rythmée par le clic-clic incessant qu’il exerce sur sa souris. N’espérez pas le moins du monde pouvoir discuter avec lui, il ne vous écoutera pas et ne vous entendra plus. Comme hypnotisé, le joueur de poker parvient à atteindre une profonde concentration. Il lui arrive de discuter sur Skype de certains coups avec ses collègues mais il reste hermétique à ce qui se passe autour de lui. S’il joue en compagnie d’autres joueurs, il peut s’équiper d’un casque qui diffuse ou non de la musique pour limiter les distractions.

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Lorsqu’il perd un gros coup, il réagit avec colère et agressivité. Il interagit volontiers avec le mobilier: murs, bureau, objets à proximité (« Oh, zut, le pc est mort. »). La souris en prend fréquemment pour son grade! Parfois il rouspète simplement (Oui, ceci est un euphémisme.), parfois les deux. Il fait son show en quelque sorte pour exprimer son mécontentement puisque seul il agit apparemment d’une toute autre manière, beaucoup plus soft.

Mon conseil: n’ayez pas peur et surtout, SURTOUT, ne pas lui parler à ce moment précis, ou vous risquez de vous faire correctement rabrouer.

Comportement post session online

Après plusieurs heures de poker, il aura besoin de décompresser. Comment? En jouant pardi! Oui mais pas au poker cette fois-ci. Jeux sur consoles, jeux sur ordi et jeux sur téléphone. Hearthstone, League of Legend, Clash of Clan, pour n’en citer que quelques uns. Il apparait notamment que les joueurs pro de poker ont des affinités avec les Echecs. Ceux qui savent y jouer ont bien souvent un très bon niveau.
Le joueur pro est amateur de films et/ou séries. En bon mono-maniaque qu’il est, il se contente rarement d’un film ou d’un épisode. Il en enchaine plusieurs. Visionner une trilogie ou toute une saison en une nuit ne l’effraie en aucun cas.
Qui dit donc session terminée, ne dit pas nécessairement humain approchable, surtout si celle-ci ne s’est pas très bien passée. C’est comme s’il sortait d’une nuit. Une personne au réveil n’est jamais très encline à la discussion, pour le joueur de poker c’est pareil.
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Mon conseil: laissez-le revenir à la réalité à son rythme.


Vie en communauté

C’est un être très sociable. Il sort, discute, voyage, fait des rencontres, mais si par malheur il tombe sur un de ses congénères, n’espérez pas parler d’autre chose que de… poker [F***, it was a trap!]. Il est de toutes façons rare qu’il ne fréquente pas d’autres joueurs lorsqu’il sort. Adaptez-vous ou priez pour qu’il y ait aussi dans l’assemblée des gens étrangers au milieu du poker à qui parler.
said-no-gamer-ever-memeLes joueurs pro vivent souvent en colocation avec d’autres joueurs ce qui parait nécessaire étant donné la complexité des horaires de vie décalés.
Il faut savoir que le poker est une passion qui accapare totalement l’esprit des joueurs. Même lorsqu’ils ne travaillent pas, ils pensent quand même poker, bankroll, prochains événements, perf.; ils s’intéressent aux résultats de tous sur tout type de parties; ils participent aux discussions sur divers forums, commentent des mains, etc. Plus qu’un métier, c’est un style de vie. Mais cette omniprésence parasite quelque peu les relations avec les autres. Centré sur lui-même, il est difficile pour le joueur d’être réellement disponible pour quelqu’un sentimentalement par exemple car il ne se déconnecte jamais totalement. Il peut en souffrir lui même et se sentir parfois assez seul, ce qui l’incite davantage à fréquenter uniquement d’autres joueurs.
Mon conseil: si vous décidez de vous lancer dans une relation amoureuse avec un joueur (ou une joueuse) de poker, soyez indépendant(e), flexible dans vos horaires et patient(e).

Activités

A ce niveau, pas de généralité. Il y a ceux qui aiment voyager, visiter, se promener, et ceux qui ne sortent pas de chez eux. Ceux qui font du sport et s’entretiennent physiquement, bien souvent c910944bb4f1e41e880d7a9d188eb337ils courent ou vont à la salle de muscu, et ceux qui ne se déplacent que jusqu’à l’épicerie pour acheter du Coca. Il y a ceux qui profitent de leur journée au Spa ou à la piscine et ceux qui dorment comme des bébés jusqu’au soir. Il y a ceux qui sont célibataires et apprécient la compagnie des femmes en clubs, et ceux qui sont en couple et préfèrent une vie plus posée. Il y a ceux qui déménagent souvent d’un pays à l’autre, en meute, et ceux qui vivent encore chez Papa-Maman à 30 ans passés (« Bah quoi? C’est pratique pour la lessive et la bouffe! En plus on paye pas de loyer! » ). Oh misère… Ce qui nous amène au point suivant.

Déplacements

En parlant de déménagements groupés, il existe en effet quelques foyers de joueurs disséminés autour du globe. Pour faire simple, les américains, n’ayant plus la possibilité de jouer aux Etats-Unis depuis le Black Friday de 2011, ont migrés vers le Canada et l’Amérique du Sud (Costa Rica, Equateur, Panama et Mexique). Les français souhaitant jouer sur le « .com » sont partis en Thaïlande, à Malte, Prague et à Londres pour les blindés. Voilà pour les plus mobiles. Les autres préfèrent rester chez eux à l’instar des russes et des allemands.
Néanmoins, ils se déplacent fréquemment au gré des événements organisés tout au long de l’année dans le monde, tels que les World Series of Poker (WSOP), le World Poker Tour (WPT) et l’European Poker Tour (EPT). Vegas, Monaco, Dublin, Prague, Paris, Malte, Bahamas, Barcelone, etc. C’est à chaque fois un joyeux convoi où travail et fête se mêlent. Cela m’a toujours fait penser à une sorte de colonie de semi-vacances.


La partie immergée de l’Iceberg

Le joueur de Poker est une espèce à part, avec ses codes, ses habitudes, son univers. Il nous fascine par son quotidien hors normes. Totalement en décalage avec le res30cd9a4eb6692d263d248219ff0344afte de la société que ce soit dans son rythme, sa perception des réalités, les sommes qu’il peut gagner et perdre, ses ambitions, il mène une vie atypique qui en laisse plus d’un rêveurs.
On se figure qu’il ne programme jamais son réveil, a la chance de travailler depuis chez lui, sans patron, sans comptes à rendre, qu’il s’amuse puisque son métier est sa passion et qu’avec ce qu’il gagne il profite au jour le jour de tout ce que la vie a de mieux à offrir. Mais comme pour chaque chose, il y a toujours un envers du décor et des désagréments.
Les joueurs qui réussissent sont pour la plupart de vrais bosseurs. Ils travaillent dur et sans relâche pour atteindre un certain niveau et s’y maintenir. Certains font appel à d’autres joueurs plus expérimentés pour se faire coacher.
Le joueur pro est certes libre de travailler lorsqu’il l’a décidé, mais n’oublions pas que chaque nckxc4session est vraiment très intense. Il faut être capable de tenir mentalement et physiquement plus de 10  heures d’affilées sans fatiguer, car c’est à ce moment que sont commises les erreurs, et les enjeux sont importants. Il gagne de conséquentes sommes d’argent, oui, mais il en réinvestit presque autant pour jouer. C’est un exercice aussi stressant que celui que connaît le trader. La variance est une notion inévitable qui fait qu’à contrario il peut faire l’expérience de mois négatifs là où monsieur Tout le monde touche son salaire mensuel en toute sécurité.
Bien entendu, il apprend à mettre de côté, à faire des placements. sya1tuLà encore ce n’est pas à la portée de tout un chacun. Il faut savoir s’entourer des bonnes personnes pour être correctement conseillé. Il y aura toujours des individus malveillants qui tenteront de profiter et d’abuser de la confiance d’un joueur, même s’ils se prétendent être des amis. D’autant que le joueur de poker devient riche assez jeune et n’est pas préparé à cela. Il n’existe aucune formation à proprement parler et la profession, en constante évolution, n’est pas réellement encadrée.
Tout cela contribue à projeter le nouveau joueur gagnant dans un monde à part où chacun évolue dans sa bulle, hors de l’espace et du temps. Certains seront naturellement doués pour gérer leurs nouveau patrimoine, d’autres auront tendance à agir comme si l’argent allait continuer à couler à flot toute leur vie et en profiteront plus que de raison au moment présent, allant jusqu’à tomber dans l’excès et les abus de tout. Chacun est libre d’agir comme bon lui semble, mais en cas de mauvaise période de jeu, le retour à leur « vie d’avant » pourra s’avérer brutal.
La vie du joueur de poker n’est pas de tout repos, dans le bon sens du terme comme dans le mauvais. Il connait des hauts et des bas comme n’importe qui. Ce métier nécessite une grande force mentale puisqu’il faut savoir rebondir, s’adapter, être prêt, savoir accepter les échecs et également gérer le regard des autres.
imagesAujourd’hui encore il est commun de percevoir l’étonnement de l’auditoire lorsqu’un joueur affirme vivre du poker. Cette discipline est toujours difficilement considérée comme un « vrai métier ».
Le poker est un phénomène de société et même s’il semble s’essouffler légèrement ces dernières années, beaucoup continuent à rêver d’un jour faire partie de ce cercle fermé de joueurs talentueux et reconnus qui vivent de leurs gains amassés aux détours de tournois live ou online et de parties de cash games.
Quiconque est amené à partager la vie d’un ou de plusieurs joueurs de poker professionnels, de près ou de loin, découvre un monde inconnu aussi fascinant que déroutant. Il faut être prêt à casser ses préjugés, à s’adapter à eux car ils ne feront pas cet effort et n’ont de toute façon pas la possibilité de le faire. Accepter que le poker prend une place prioritaire dans leur vie est capital et de ce fait, devoir renoncer à certains projets.Capture d’écran 2015-09-30 à 01.43.29
Mis à part cela, faire partie de leur univers est totalement grisant: pas un jour ne ressemble à un autre, il n’y a aucune logique, aucun repère, aucune certitude, rien n’est figé. L’expression « vivre le moment présent » prend tout son sens. Une sensation d’aventure au quotidien s’empare de vous et ne vous quitte plus. Ils savent vivre et vous entrainent dans leur folle danse dans laquelle on s’abandonne volontiers jusqu’à en adopter le même mode de vie.
Marion Ferré Defossé