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Business amoureux, la relance sentimentale

« Combien tu m’aimes? »

Mais quelle question saugrenue… Et pourtant, es-tu certain de ne jamais l’avoir toi-même empruntée, ou une personne de ton entourage ? Bizarrement, il s’agit d’une phrase que beaucoup de parents usitent pour demander à leurs enfants de quantifier l’amour qu’ils leur portent, ce à quoi les petits réfléchissent et répondent « 4 » en montrant cinq doigts. Je te vois venir, fripon: non, je ne vois pas le mal partout et je sais bien que cette expression est innocente et n’a pas pour but d’inculquer une quelconque valeur monétaire de l’Amour à leur progéniture… D’ailleurs, l’exacte formulation, celle qui revient davantage, serait « Tu m’aimes comment ? ». Elle en laisse plus d’un pantois et dubitatif. La réponse étrange qui fait suite est le mime d’un cercle dessiné dans l’air avec les bras tendus, sensé représenter le soleil. Meaning: tu aimes tes parents « gros comme le soleil ». Pourquoi pas.

« Combien de temps vas-tu m’aimer ? »

combien de temps amour

Voici la vraie question qu’il faudrait poser. C‘est moins mignon je te l’accorde et ça rejoint un peu mon petit délire sur l’obsolescence programmée des relations amoureuses mais détends toi l’ami, il n’est pas question de recyclage thématique dans ce dernier billet. 

« Ca y ressemble quand même.

– Nan, c’est l’intro ça. Je te prépare. Je lubrifie ton cerveau.

– Hein ?

– Ouais, y’a du boulot. »

Ce que j’essaye en douceur de te présenter aujourd’hui, c’est un constat anti-romantique faisant lointainement écho aux si justes paroles de Lavoisier: « Rien ne se perd, tout se transforme »

« Je suis largué… »

Ok, laisse moi t’éclairer sur le fond brumeux de ma pensée nocturne:

Naissance d’un produit

Un couple se forme. Deux personnes s’aiment au présent. Leur amour est né, à l’instar d’un bébé, il grandit, évolue, traverse des étapes, franchit des caps, subit des épreuves, rencontre des obstacles et devient un boutonneux, ingrat… Bref, il se transforme (#Lavoisier).

« En quoi se transforme t-il? »

En PowerRangers, évidemment… Non. En tendresse, en affection, en obsession, en amitié, en dépendance, en besoin, qu’en sais-je, ce sentiment est volatil et capricieux. J’ose espérer que le vrai Amour qui lie les âmes-soeurs l’est moins, voire pas. Pour le constat qui m’intéresse ici, je me base sur ces couples unis par un amour business.

« Un quoi ? »

Amour business

Amour b2b

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L’amour B2B ou b to b. Rien à voir avec Hamlet (to be or not be). Pour faire simple, une entreprise vend un produit à une autre et inversement. Il s’agit d’une collaboration équitable où chacune tire profit de l’autre. Une relation « win-win » comme dirait Harvey dans Suits. C’est normalement ainsi que démarrent les relations (saines) d’Amour, sur un pied d’égalité. Malheureusement, il arrive qu’au fur et à mesure de la relation, l’un des deux décroche en cours de route, petit à petit, jusqu’à souhaiter mettre un terme à cette collaboration. Rompre, oui. Evénement qui fait basculer cet amour b2b en amour b2c.

Amour b2c

Il n’y a pas encore eu rupture de contrat mais l’entreprise est devenue particulier (c) puisque n’ayant plus rien à offrir à b, toujours vendeur du produit amoureux. Ouvert au dialogue, c écoute b qui tente de lui démontrer par tous les moyens que leur collaboration a toujours lieu d’être. B lui expose alors que le produit du début a subi des modifications au fil du temps et, en bon service client, il est à l’écoute des retours afin de proposer un produit qui conviendrait mieux. C estime que le produit ne répond plus à ses attentes, qu’il aimerait changer de marque. Paniqué, b tente alors de proposer moult bonus à c pour le garder client. Il espère le refaire souscrire pour minimum 12 mois de plus. C réfléchit et décidera soit de rompre définitivement l’entente initiale et de changer de crémerie, soit d’opter pour ce contrat renouvelable.

top vendeur b to c

A partir du moment où le couple en arrive aux négociations… autant te dire que ça n’augure rien de bon. Si tu te retrouves dans la position de b, bon courage ! Que tu sois ou non à l’origine du désintérêt progressif de c, ce dernier en est tout de même arrivé à vouloir quitter le navire, votre navire, celui que vous avez bâti ensemble et qui avait vogué par tous les temps. La tempête de trop aura t-elle eu raison de celui-ci ? Bien dommage en tous les cas mais le marketing de l’Amour a t-il lieu d’être ou bien est-ce peine perdue ? Lorsque l’un des deux se voit contraint d’expliquer à l’autre pourquoi il doit rester, retenter, ne se brade t-il déjà pas ? Rappelons qu’il ne vend plus rien, mais donne, sans retour. Ce n’est plus du commerce, mais du bénévolat. On ne vit pas du bénévolat… Il faut un gain, un partage, un équilibre. « Donnant-donnant », chacun fournit à son partenaire le carburant dont il a besoin.

De l’extérieur, b ne vend d’ailleurs plus rien à c. Le produit initial était l’Amour commun, le couple. Si l’Amour s’est transformé en simple affection, tendresse, amitié, il n’y a plus de réciprocité, il n’y a plus cet Amour, il n’y a donc plus de couple. B agit comme un robot qui constate que c n’a pas utilisé son application depuis tant de jours. Un message automatique lui est alors envoyé pour tenter de lui rappeler à quel point il aimait ce produit et l’inciter à y retourner. Parfois ça fonctionne. Parfois non. C’est la technique de relance.

Faut-il tenter de réparer les pots cassés ?

pots cassés amour

Je n’ai pas la réponse à cette question. Je suppose que bon nombre de couples se sont donnés une seconde chance et que cela aura fini par payer. Il n’y a pas que l’Amour qui évolue, les gens aussi. Parfois, l’Amour n’est plus, du moins, plus celui du début et mieux vaut laisser tomber plutôt que de se battre seul pour quelque chose qui n’existe plus. On ne ressuscite pas les morts. Parfois l’Amour est juste mis en sourdine pour x raison et b le sait et tente de secouer c pour le convaincre de laisser leur produit sortir de sa boîte et renaître à nouveau. Un peu de maintenance et une bonne mise à jour ne feront jamais de mal. L’Amour s’entretient.

Bisou to bisou.

 

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La posologie des relations tampons

L’autre fois je te parlais de la FriendZone et tu faisais l’étonné. Je suppose que tu vas me refaire le coup?

« Les relations quoi? »

Voilà. Les relations tampons ma gueule. Tam-pons.

Ah non, pas ceux-là, pas les copains des menstruations. Quoique, ça revient un peu au même au final puisqu’il s’agit de quelque chose qui fréquente quelques temps notre intimité et qui finit tôt ou tard à la poubelle. Bon j’arrête la comparaison, t’as déjà trop d’images en tête et le sujet qui nous intéresse n’a rien à voir avec la polémique (justifiée).

Qu’est-ce qu’une relation tampon

Par tampon on entend (je suppose) le fait de tamponner une blessure avec un petit coton imbibé d’affection et d’accompagner la procédure d’un « Voilàà, c’est fini, tout doux, chut ». Le bisou est facultatif mais apprécié.

« Ah ouais une relation pansement quoi.

– Ouais. Mais moi j’ai toujours dit relation tampon.

– Parce que tu pratiques souvent?

– … T’as pas autre chose à faire que de troller mon article ? »

Bien.

Evidemment que ce n’est pas génial d’y avoir recours mais parfois, c’est nécessaire, peut-être même inévitable lorsqu’une relation intense s’achève.

Pourquoi la relation tampon a lieu d’être

Quand tu passes des mois voire des années de ta vie avec quelqu’un et que soudainement, cela s’arrête, tu ne dis pas simplement adieu à une personne, mais à un couple, à des habitudes, à un vocabulaire, des souvenirs, des private jokes*, des photos, des surnoms que vous vous donniez, un lieu de vie commun peut-être, une histoire qui d’un coup appartient au passé et n’a de traces que dans votre mémoire. Il faut en plus « oublier » tout ça car plus on y pense, plus on souffre. Toutes les ruptures ne se ressemblent pas mais le plus souvent cela reste douloureux et il faut « passer à autre chose, lâcher prise ». Il n’y a que les américains qui font des fêtes pour célébrer les divorces. Cela dit, les américains ont élu Trump, ça prouve qu’ils n’ont pas la lumière à tous les étages… anywayyy*.

Deuxième point, repasser de vie à deux, à vie en solo. Tu avais quelqu’un et tu te retrouves à nouveau seul. C’est sûrement en cela que la rupture est le plus difficile à vivre car c’est quoi qu’il arrive une transition complexe à effectuer, quand bien même tu es entouré par ta famille ou un bon groupe d’amis, ce n’est pas eux qui dormaient avec toi, qui partageaient ton intimité, t’embrassaient, te serraient dans les bras, faisaient battre ton coeur la chamade, te regardaient avec désir et admiration, te faisaient des surprises, s’enivraient avec toi et te faisaient concevoir l’avenir comme une route ensoleillée en direction d’un horizon magique. Non. Tu es seul(e), tu es blessé(e), les genoux à terre et tu saignes.

Si tu es plutôt fort, tu vas te relever en pissant le sang, comme un Daryl énervé à qui on a piqué la moto, mais tu vas te faire toi même un garrot au coeur et avec le temps ça va guérir. Respect.

Si tu es plutôt fragile, tu vas avoir besoin d’un pansement, d’un infirmier/infirmière de fortune qui va t’appliquer du Mercurochrome, ouais, le pansement des héros, sur ta plaie ouverte, et ce jusqu’à ce qu’elle se referme. Et que se passe t-il lorsque nous sommes guéri? « Mercurochrome le pansement des… » Oh! Ferme la gamin, on a compris! (La publicité la plus reloue ever by the way*.) Bref, quand nous sommes soigné, nous remettons le médicament dans la pharmacie et merci, see you next time*!

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Je pense avoir expliqué l’essentiel du concept. En fait, une relation tampon, ou pansement, ou coton Bedatine, ou gaze hydrophile, ou compresse stérile ou c’que tu veux mon pote tant que c’est destiné à apaiser la douleur et la guérir, c’est une personne que tu vas rencontrer juste après une relation importante. Cet individu va t’aider à surmonter la peine et la phase de solitude que tu traverses, à laquelle tu n’étais pas préparé et plus habitué. Cet infirmier/e intérimaire va normalement te remettre sur pieds et te faire « passer à autre chose ». Cela parait très sain comme thérapie, n’est-ce pas? Ouais mais, guess what*: y a un truc un peu salaud dans l’histoire, une couille dans le potage comme qui dirait.

L’effet Kisscool de la relation tampon

Donc. Dans le meilleur des mondes, ton infirmier/e tampon s’avère être une personne géniale dont tu vas tomber amoureux/se et qui va au fil du temps être promu « amour de ta vie » tandis que ton ex se verra rétrogradé à « amour de jeunesse » ou pire « erreur de parcours ». Aoutch.

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Maintenant, si on est réaliste deux minutes… Bin, voilà ce qui va se passer: tu vas congédier ton infirmier tampon quand il aura bien bossé, t’aura remis sur pattes, aura passé des semaines à te rééduquer pour que tu retrouves l’usage de ton coeur et reprennes totalement confiance en toi. Done!* Merci doc. Ses mots doux, son attention, sa sérénade, ses belles paroles, son affection auront suffisamment tamponné d’affection ta blessure à présent cicatrisée. Mais eh, on ne tombe pas amoureux de son médecin, c’est comme ça. Alors tu quittes son cabinet et en avant Guingamp! (Placement d’expression désuète effectué avec brio)

Effet Kisscool? Ton infirmier/e t’aimait vraiment bien lui/elle… Et tu viens de le foutre à la poubelle. Qui soigne les soignants ? :/ Triste. T’es vraiment pas gentil/le. Tu sais pourquoi ? Parce que tu l’as pas prévenu/e de ce qu’il/elle représentait pour toi.

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Bah attends, normal! J’allais pas l’aborder en lui disant: « écoute, je sors d’une relation longue, je suis mal en point, j’ai encore des sentiments pour mon ex et je ne te promets rien mais j’aimerais bien que tu t’occupes de moi, me dises que je suis beau/belle, que tu me câlines, qu’on aille au restau, au ciné, que tu viennes dormir chez moi de temps à autres et qu’on fasse des balades tout comme un vrai petit couple, juste assez longtemps pour que ça me fasse moins mal de repenser à lui/elle, et qui sait, p’tet que je tomberai amoureux/se de toi ? »

Bin, si. C’est ça qu’il faudrait dire. Que chacun des deux sache vers quoi il s’embarque. De toute façon, il faut arrêter l’hypocrisie dans les deux sens. Evidemment que ce n’est pas évident d’entendre que la personne avec qui on démarre une relation a toujours des sentiments pour son ex, mais à défaut d’être plaisant, c’est sincère et NORMAL. Quel genre d’humain classe une histoire de coeur et efface ses sentiments sur commande ? C’est peut être pas très Disney mais c’est honnête et ça évite de passer de victime à bourreau.

Réfléchis-y la prochaine fois parce que ton parcours amoureux t’amenera tôt ou tard à faire l’expérience d’un rôle ou de l’autre. Ah, et aussi, sache que tu peux tomber sur un filou qui se jouera de toi au moment où tu seras le plus vulnérable. Manque total de bol si pour le coup ta démarche de retenter quelque chose avec quelqu’un était ouverte à un contrat à durée indéterminée. Dans ce cas, ce n’est pas un infirmier dont tu vas avoir besoin, mais d’un thérapeute! Le mieux sera bien évidemment d’essayer de se reconstruire seul avant de remettre avec quelqu’un. Ça, il n’y a que sur papier que c’est facile à dire…

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Spoiler prochain billet: nous (je) parlerons du marketing amoureux ou comment une relation finit par positionner l’un des deux en vendeur tentant de convaincre l’autre de renouveler son abonnement avec lui pour 24 mois de plus. En général, quand t’en arrives là… ça pue.


Avec Malou, j’apprends l’anglais en m’amusant!

* private jokes : blagues privées

* anyway : enfin bref

* by the way : au fait

* See you next time : à la prochaine!

* Guess what : devine quoi

* Done! : fini/ fait

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La Friendzone et ses produits dérivés

« La quoi ? »

Ouais, moi aussi je pensais qu’en 2017 ce terme était aussi connu que « YOLO » et « OKLM ma gueule »*. De la grande littérature n’est-il point? Mais finalement, il semblerait que quelques âmes encore pures ignorent tout de cette situation délicate vécue par un paquet de gens. Le plus simple avant d’aborder ce phénomène plus en détail est de visionner ce sketch qui en plus d’être truffé de caricatures et punchlines hilarantes, est tout a fait parlant. Limite, je n’ai plus rien à ajouter. Mais bon, quand même, j’aime bien la ramener.

Comment aurais-je pu ne pas être séduite par une vidéo mettant en scène une métaphore. Voyons…

Alors en bref et en mots, voici ce qu’est la Friendzone

Littéralement et en français, il s’agit d’un lieu non réel (qui n’est présent sur aucune carte, un peu comme la paradis en beaucoup moins sympa), dans lequel se retrouve malgré lui tout individu dont le statut de potentiel petit(e) ami(e) bascule soudainement ou insidieusement vers celui de « juste ami(e) ». Ce moment intervient la plupart du temps lorsque cette personne est déjà fortement attachée ou attirée par le Rejeteur/la Rejeteuse.

Comment atterrit-on dans la Friendzone

Jamais de plein gré pour commencer, d’où la comparaison avec la prison dans le sketch ci-dessus, dans le sens où l’on purge une peine (le mot « peine » prend ton son sens) pour un crime d’Amour non réciproque. Oh c’est triste 😦 Oui.

Il y a plusieurs façons de prendre conscience que vous n’êtes pas un(e) éventuel(le) amoureux(se) aux yeux du Rejetor:

  • Il/elle le fait très clairement savoir  dés le début ou plus tard dans la relation quelle qu’elle soit.
  • Le Rejeté pose la question et la réponse est sans appel.
  • Le Rejeté est ou devient confident et témoin de la/les relation(s) amoureuse(s) du Rejetor.

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Exemples types de phrases que le Rejetor peut prononcer:

« Nan mais t’facon on est juste amis »

« Il pourra jamais rien se passer entre nous, je te respecte trop »

« Heureusement que je t’ai toi, t’es mon/ma meilleure ami(e) »

« Nan mais toi t’es parfait(e), c’est moi qui ai un problème, je préfère les conn**** »

« Franchement, t’es un peu le mec/la fille idéal(e) sur tous les points, mais physiquement, t’es pas mon genre, c’est con. »

Comment sortir de la Friendzone

Version Cinéma

Vous avez enfin compris que l’Amour que vous portez pour Tiffany n’est pas réciproque. Alors que progressivement vous prenez de la distance, Tiff réalise que vous lui manquez et que ce qu’elle prenait pour de l’amitié est en fait peut-être plus. Ce soupçon se vérifie lorsque sa copine Jessica-Amber lui annonce qu’elle vous a vu avec une autre. Les semaines passent, la jalousie lui ouvre les yeux. N’y tenant plus elle se précipite à l’aéroport alors que vous êtes sur le point d’embarquer à destination de Venise avec votre nouvelle copine. D’un « Jeeeefff » tonitruant elle vous interpelle. Vous vous retournez, elle est là, elle sourit, haletante. Elle est belle, elle vous ouvre enfin son coeur, vous crie qu’elle vous aime depuis le début mais qu’elle ne l’avait pas encore compris.  Tout se chamboule dans votre tête, vous souriez en retour à Tiffany, vous vous tournez vers la figurante, pardon, votre nouvelle amoureuse. Elle est dépitée mais… compréhensive. Elle prendra l’avion seule et aura un coup de foudre réciproque avec le passager de droite (On le sait car au générique leurs photos de vacances défilent en même temps que l’album de votre future vie amoureuse). Lèger, vous avancez vers l’élue de votre coeur, d’un pas de plus en plus décidé jusqu’à vous sauter dans les bras, musique love en fond, et tournoyez gaiement sur place. Bien sûr elle n’a pas eu à passer la douane sans billet, très logiquement (LOL). Mais bon, on s’en fout, elle vous aime c’est tout ce qui compte. L’Amour triomphe toujours ! #Disney.

Version Réalité

Vous avez enfin compris que l’Amour que vous portez pour Tiffany n’est pas réciproque. Alors que stratégiquement vous prenez de la distance, Tiff réalise que vous lui manquez et que ce qu’elle prenait pour de l’amitié est en fait vraiment cela… Ce soupçon se vérifie lorsque sa copine Jessica-Amber lui annonce qu’elle vous a vu avec une autre et qu’elle est contente pour vous. Les semaines passent et voilà.

Ah bah désolée hein, c’est moins Hollywood mais malheureusement c’est à peu près ce qui arrivera dans la majorité des cas. Un amour éconduit se guérit plus vite qu’un amour partagé. Seules la désillusion et la sensation de passer à côté de quelque chose risquent de vous ronger un certain moment. Mais dîtes-vous que si l’évidence n’était pas mutuelle, elle n’était pas tout court. Vous ne devez pas convaincre quelqu’un de vous aimer comme si vous vendiez une voiture ! « Je vous assure, elle est très bien équipée, belle carrosserie, airbags et tout confort, etc. » Nan. L’amour ne se négocie pas, il s’impose à deux personnes.

Il n’est certes pas improbable que ces deux-là se retrouvent finalement plus tard comme dans le magnifique livre et film « Un Jour », m’enfin, une fois de plus, c’est une fiction… Mieux vaut partir du principe que c’est mort et qu’il faut passer à autre chose. Point.

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Opération Sortez-moi de la Friend zone!

Le message est enfin clair, il n’y a pas de réciprocité. Ok. Options:

  1. Vexé ou tout simplement incapable de continuer à fréquenter cette personne car vous réalisez que sans cette carotte qui pendouillait virtuellement au bout du bâton, vous n’avez tout simplement plus d’espoir auquel vous raccrocher. Ainsi, pourquoi continuer le chemin ? Vous quittez la route et plantez le Rejetor sur le sentier de la Friendzone. Silence radio. C’est violent, mais efficace.
  2. Vous la jouez fier: « J’m’en ballek. J’vais sortir avec Trucmuche pour me venger. T’facon, j’en ai à la pelle des comme lui/elle. » Qui sait, Trucmuche est peut-être votre future vraie histoire car souvent, aveuglé par une target, on ne discerne les autres que lorsque nos yeux se sont accoutumés à la lumière.
  3. Vous restez amis, parce qu’après tout, vous l’étiez au début et que ça reste une personne formidable que vous ne souhaitez pas faire sortir de votre vie. Good luck, mais ce n’est pas infaisable.
  4. Mettez des barrières. Le Rejetor prend parfois un peu trop ses aises car vous ne posez aucune limite. Vous n’êtes pas son/sa petit(e) ami(e). Plus de bisous, plus de câlins, plus de « Je t’aime » à outrance, plus de confidences sur ses fréquentations. Bien sûr, si cette personne n’avait pas conscience de vos sentiments, il faudra être honnête et le lui avouer pour qu’à son tour elle comprenne les raisons de ces nouvelles règles, et qui sait …

Pourquoi la FriendZone, c’est chiant ?

Parce qu’au final, c’est une situation qui ne finit jamais bien tant elle ne dessert aucun des protagonistes. Le Rejetor le plus souvent ressentait un vrai attachement pour cet individu qu’il considérait comme son meilleur ami ou ami très proche et lorsque la vérité éclate, il se retrouve lui aussi seul et brutalement abandonné alors qu’il ne le souhaitait pas. Voici ce qui les amène souvent à se mettre des oeillères en mode autruche.

Le rejeté réalise quant à lui que jamais il n’aura ce qu’il souhaite et souffre en silence comme  pour se remettre d’une rupture qu’il vit seul en quelques sortes puisque les sentiments n’étaient pas partagés.

Co-existent d’autres types de Friendzone différents dans le sens ou seul un des deux en bave:

Exzone

Vous êtes restés amis après avoir été en couple. Quelle que fut la durée de cette relation, il y a fort à parier que l’un des deux aime toujours l’autre secrètement et que le second le devine mais se complaît dans cette relation égoïste. Tôt ou tard, un pas sera tenté et les ponts seront à nouveaux coupés. Ou bien, la relation reprendra avec de grandes chances de se clore à l’identique de la première fois car souvent cette décision de « retenter » intervient quand le Rejetor n’a pas trouvé mieux à ce jour et que c’est confortable de se remettre avec son ex avant de le « tej » pour un/une autre.

Fanzone

En gros, l’amoureux(se) transi(e) qui n’est même pas considéré comme un ami ou un proche du Rejetor. Une sorte de fan qui à l’usure pense que son idole, sa muse, va réaliser sa valeur et s’intéresser de plus en plus à son cas jusqu’à follement en tomber amoureux. Le souci c’est que cette starlette a déjà un paquet de fans comme ça et quand l’admiration ne va que dans un sens, c’est un peu le processus groupie-du-pianiste qui s’instaure. Je vous propose d’ailleurs de terminer ce billet sur cette chanson. Allez Michel, envoie la sauce!


*Pour ceux qui ont buté sur YOLO et OKLM. pas de souc’, séance sauvetage:

YOLO = You Only Live Once = tu n’as qu’une vie;

OKLM = au calme. Résidu du langage sms/urbain/jeunes/tmtc…. Merde, du coup:

TMTC = Toi même tu sais, sauf que tu le sais pas. Et là… c’est beau (JCVD style) Rolala  on s’en sort pas!

 JCVD = Jean-Claude Van Damme. Ok ? C’est Good ? Good.

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You know nothing Walt Disney

Tu ne le sais peut-être pas mais j’écris un roman depuis un petit moment (des lustres!). En toute honnêteté, cela fait bien cinq ans minimum que je l’ai commencé. Le problème est que, comme toujours, je me lance dans quelque chose puis je m’interromps; je reprends jusqu’à re-marquer une pause, en boucle. J’en viendrai à bout, un jour! Actuellement je m’y remets mais dois à chaque fois tout relire. Un passage m’a fait plus ou moins « rire » car je l’ai rédigé avant ma dernière relation sérieuse, celle qui a duré 3 ans et des poussières (d’étoile) et qui m’a fait réaliser qu’en fait avant, je n’avais jamais vraiment aimé. Et pourtant, voici ce que déjà j’écrivais:

« Être amoureux, aimer. Quelle différence y a t-il entre ces deux notions? Il existe des définitions pour chacune mais peut-on vraiment définir l’Amour? Je ne le pense pas car personne ne vit les choses de la même façon. Au sein même d’un couple, aussi soudé et fort soit-il, on ne s’aime pas de la même manière pour la simple et bonne raison que les êtres humains sont tous différents, n’ont pas les mêmes valeurs, le même vécu, les mêmes références, la même sensibilité. Les filles de ma génération ont grandi avec les Disney qui ont la particularité de se terminer en « happy end » avec la fameuse phrase:


 Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants


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Celle-ci venant clore l’histoire, la princesse et le prince s’embrassent et s’enfuient en calèche sur fond de décor fleuri, peuplé de petits animaux mignons, la chorale en folie. Le film prend fin lorsque l’histoire d’Amour commence en somme, lorsque le couple est enfin réuni et peut exister. Mais selon Walt, cette partie est visiblement moins intéressante et compliquée que le chemin pour parvenir à cette finalité. Quelle tristesse! Bien entendu ce serait merveilleux si tous les couples s’aimaient pour le meilleur jusqu’à la fin de leur vie, leur adorable progéniture courant dans le jardin et jouant avec le gros chien tout propre. Mais ce n’est pas réaliste. Les couples traversent des épreuves qui renforcent leur union ou au contraire l’affaiblissent. Certains restent ensemble sans s’aimer, pour le confort, par peur du changement, par habitude, pour les enfants, pour mille et une raisons. Certains se quittent parce qu’il n’y a plus l’étincelle du début, à cause de la distance, d’une infidélité, de personnalités trop fortes. Mais l’Amour est un combat, pour l’obtenir  aussi bien que pour le garder.

L’Amour s’entretient, comme un jardin. Rien de plus joli qu’un terrain fleuri, luxuriant, coloré, parfumé, où se délectent abeilles et papillons, dans lequel résonnent les chants d’oiseaux heureux d’évoluer dans ce paradis de la nature, hydraté, bichonné et respecté. Oubliez d’arroser ce gazon, de nourrir la terre, de tailler les feuilles mortes, de chasser les mauvaises herbes et autres manipulations de sécateurs, tuteurs, arrosoirs puis observez-en les dégâts. Oui, tout s’entretient, rien n’est jamais acquis, fort heureusement! Quel ennui serait-ce…

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Alors merci Walt Disney mais sache une chose, être en couple… bah c’est sympa et t’aurais mieux fait de nous enseigner ça à nous, les anciennes petites filles plutôt que de nous pousser à courir après des princes en mousse. Aimer est une puissante sensation qui nourrit, entraîne, guide, rend fou, triste, occupe le corps et l’esprit tout entier, fait voyager comme un bon livre, fortifie ou détruit; c’est une énigme, un pouvoir, un mystère, un but, un trésor, une fin en soi, une énergie qui rapproche ou sépare les Hommes. La beauté de l’Amour ne se résume pas à un mariage et une procréation. Evidemment la demande peut s’avérer féérique: on s’imagine la robe, l’amoureux galant venant nous arracher à notre terne (dans la caricature) quotidien, le début de l’aventure, la bague, les larmes, le gâteau, etc. Evidemment donner naissance à un enfant, preuve ultime de l’union de deux êtres, ciment du couple, responsabilité pour la vie, est un événement incroyable qui lie deux personnes pour toujours. Cependant on ne se marie pas tous les matins, on n’accouche pas tous les mois, merci bien :s

Un couple au quotidien

Voilà la vraie partie intéressante, voilà ce qui fait que l’Amour est un défi de chaque jour. Rester ensemble, unis, amoureux, attentionnés, à l’écoute l’un de l’autre, attentifs, soudés, rêveurs, séduits et séduisants, vouloir faire rire sa femme, consoler son homme, faire des projets, être fiers, regarder dans la même direction, s’admirer mutuellement. Tout cela est difficile et ceux qui y parviennent peuvent se satisfaire d’avoir rencontré leur âme soeur. Certains s’en moquent pas mal car ce sont des égoïstes centrés sur leur personne, qui s’aiment pour deux et se suffisent à eux-mêmes. Grand bien leur fasse même si je reste convaincue que la vie n’a de sens que si l’on y fait l’expérience de l’Amour partagé (amoureux, familial, amical).

Les personnalités face à l’Amour sont inégales. Chacun appréhende les choses à sa manière mais en réalité ce n’est pas si difficile de tomber amoureux. Aimer peut-être davantage puisqu’il s’agit de l’étape suivante. Aimer c’est connaître quelqu’un après en être tombé amoureux et le vouloir tout entier, malgré ses défauts, ses imperfections, ses maladresses, ce que l’on comprend et ne comprend pas, malgré la peine qu’il peut nous causer parfois volontairement ou non, malgré ses silences, ses rejets, malgré tout. L’Aimer. C’est fantastique. C’est difficile. C’est épuisant, mais c’est ce fameux carburant qui chaque matin donne envie de se lever, qu’on l’ait trouvé ou non. L’Amour, l’espoir, l’envie, la vie.

Entre ceux qui ne savent pas ce qu’est l’Amour et ceux qui le savent, existent les sous catégories de ceux qui aiment tout de suite, ceux qui aiment au bout d’un siècle et ceux qui pensent aimer mais qui au final ignorent tout de la chose et les amoureux de l’Amour. Cohabitent avec ceux-ci les coeurs d’artichauts qui aiment, n’aiment plus, re-aiment le voisin, etc.

Je fais partie de celles qui aiment vite à tort ou à raison mais lorsque j’ai quelqu’un dans mon viseur, je ne le quitte plus des yeux. Tout mon champ visuel se concentre sur cet unique élément vivant. Plus de décor, plus rien autour n’a d’importance, tout mon quotidien est alors orienté vers cette « proie ». [Note: gardez en tête que c’est un texte que je n’ai pas rédigé aujourd’hui please^^]. Je suis l’Amoureuse par excellence. J’aime et je veux être aimée en retour. Je suis dévouée, disponible, je donne tout. Certains diront que ce n’est pas la bonne méthode car lorsque tout s’arrête, on se retrouve vide, démuni et plus dure sera la reconstruction. Vrai. Seulement, lorsqu’une histoire d’amour commence on pense naïvement que c’est pour toujours, que c’est le bon. Le facteur jeunesse n’aide en rien car la carapace se crée au fur et à mesure des déceptions qui jalonnent notre parcours sentimental. A l’orée de notre première histoire, la vraie, de quoi devrait-on se protéger? C’est beau comme dans les films et on veut la croquer toute entière cette pomme, aussi empoisonnée soit-elle. On se dit que les ruptures et les couples qui se déchirent, ça n’arrive qu’aux autres, aux adultes qui ne savent plus s’aimer, qui ne sont plus aussi beaux, naïfs et rêveurs qu’auparavant. Nous, on a la vie devant nous, on  y croit, on a envie, on est différent. »

Mais en fait…

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Et pour conclure sur une note culturelle, je vous conseille vivement de lire la bio des ce grand monsieur dont la vie est tout à fait passionnante et inspirante.

Teaser: le prochain article traitera de la FrieeeendZooone !

Teaser bis: je ne sais foutrement pas quand mon livre sera terminé en revanche.

Malteser: c’est une sucrerie et une blague nulle. Oh ça va rigoooole.

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Le Space Cake émotionnel

Encore un titre bien mystérieux que celui-ci. Ne t’en fais pas chaton, tu vas comprendre bien vite. « Space cake »? Si tu es connaisseur, tu te dis que ce billet abordera un sujet junky. Que nenni ! Navrée de décevoir les plus rock’n’roll d’entre vous mais je ne suis ni une Britney Spears sur le point de se raser le crâne, ni une Amy Whinehouse droguée et alcoolisée jusqu’à la moëlle. A la limite j’ai la voix cassée et un jean troué, c’est le max dont je suis capable en la matière. Des fois j’abuse des Moscow Mule, au pire j’envoie un message pathétique à un ex, mais de là à partir en bad trip façon 99 francs? Thanks god but no. Tu vas me dire que j’exagère parce qu’un Space Cake n’est pas non plus un vrai truc badass. Tu as raison, j’en fais trop. Mais pour le coup j’ai essayé une fois, je l’ai su après (ah les coquins…). Pendant plutôt, parce que je me sentais « weird » et lorsque j’ai constaté que mes amis anglais rigolaient aussi niaisement que moi, j’ai compris la filouterie. D’autant que ce gâteau avait un goût bizarre mais pas pire que leur vin. Donc… J’avais vingt ans, c’était cool. Anyway. 

« Mais alors pourquoi Space Cake ? »

Allons, tu ne devines pas ? Elle arrive… La voici… La métaphore du week-end baby! Et double qui plus est.  Je te situe: pars du principe que ce que tu vis émotionnellement, c’est de la pâtisserie. Ah bin ouais c’est inattendu. Disons que ce tu manges dépend de ce que tu te prépares tu vois ? Si tu y mets de la passion, que tu fais de ton mieux et que tu utilises les bonnes méthodes, ça devrait plutôt être très bon. Si tu le fais sans envie, sans recette, sans méthodologie… tu l’auras compris, ton plat sera mauvais et sans saveurs.

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On a tendance à utiliser les expressions:

Tu es le pilote de ta vie

Tu es l’architecte de ta vie

J’ai envie d’ajouter:


Tu es le cuisiner de ta vie


Voilà, ça c’est fait. Donc, si tu veux faire un truc cool de ton existence, en gros, donne-t-en les moyens. Tu voudrais que cela ressemble à une pièce montée avec choux à la crème sur 4 étages et tout l’bazar, mais tu ne sais pas comment la réaliser ? Apprends. Si tu es trop feignant pour cela, alors contente-toi d’une mousse au chocolat.

« Ok ok on a compris l’image. Mais pourquoi le space cake ?? « 

Mais quelle impatience, ouloulouu! Le Space Cake, parce qu’il arrive parfois que tu partes avec une idée en tête, tous les ingrédients requis, la recette maîtrisée, l’équipement nécessaire, le bon timing et le parfait état d’esprit; Tu cuisines en confiance, respectes bien toutes les consignes, laisses cuire le temps nécessaire. Puis, sortant ton oeuvre du four, la  laissant un peu refroidir, tu goûtes lorsque la température est optimale. Et là…

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Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas bon. Tu ne comprends pas. C’est juste, bizarre. Tu te demandes ce que tu as raté, tu repasses en boucle dans ta tête toutes les opérations effectuées. « Est-ce que j’ai mis assez de sucre ? Était-ce un ou deux oeufs ? Peut-être que le beurre aurait dû être moins froid ? » Et cela dure… Tu remets en question tout ce que tu as pu faire.  T’es-tu simplement demandé si le souci pouvait  ne pas venir de toi ou de tes erreurs mais plutôt du fait que ce gâteau ne te correspondait pas ? Tu pensais en avoir envie, vraiment, mais le goût ne te plaît pas plus que cela au final, voilà tout. Tu t’es trompé dans ce que tu pensais désirer alors qu’en fin de compte tu aspirais à autre chose.

J’appelle cela le phénomène space cake mais j’ai tendance à parler de soufflé raté dans mon langage quotidien. Néanmoins une légère nuance subsiste dans le sens où le soufflé signifie quelque chose qui fonctionnait bien au début mais qui s’est écroulé sous son poids pour finalement se ratatiner mollement au fond du plat.

Le soufflé raté: il monte aussi vite qu’il s’effondre

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Je pense avoir un exemple assez parlant pour illustrer ce procédé. Mettons que tu aies  tendance à t’emballer assez vite, comme une personne que je ne citerai pas, dont le nom commence par MA et se termine par LOU. Chut. Bien. Mettons donc que tu rencontres quelqu’un qui te plaît plutôt beaucoup et que cela semble réciproque. « Semble » est un bien faible mot car on peut dire que la personne fait tout le boulot pour une fois. Et vas-y que je te sors le grand jeu, les déclarations, les preuves d’attachement, de projection, les cadeaux, etc. Alors sur le papier c’est bien joli, mais quand cela se produit en moins de quinze jours/trois semaines, c’est bizarre. J’ai souvent croisé des déséquilibrés mais cette fois-ci, le mec étant 5 ans plus âgé, visiblement mature et posé, s’affichant volontiers à la vue de famille et amis, je ne me suis pas méfiée plus que cela et comme à mon habitude, j’ai foncé. Sauf qu’au bout de ces quelques semaines, le soufflé qui avait de la gueule pourtant et présageait quelque chose de fabuleux, s’est écroulé en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

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Alors, c’est assez drôle de constater que je me suis enflammée tout comme lui en quinze jours et qu’une semaine plus tard, plus rien ne subsiste. Et pourtant j’étais triste et déjà attachée. Mais, l’effet soufflé. Et tant mieux à dire vrai. Les gens spontanés, coeurs d’artichaut, sanguins, se reconnaîtront probablement dans cette « anecdote ». Les autres liront cela en se disant que c’est dingue de s’embarquer dans des histoires comme ça en si peu de temps. Comme disent les Marseillais, « Pas le temps, y’en a asseeeeez ». Je ne saurais dire ce que j’en pense car c’est ainsi que je fonctionne et pour moi c’est donc « normal », en revanche, j’apprécie que mon coeur se soit mithridatisé de la sorte avec le temps et déploie un filet de l’Amour chaque fois que nécessaire. Tu « tombes » amoureux, certes, mais tu rebondis aussi vite. Boiiiing! Par conséquent, il y a ceux qui restent en haut d’un immeuble et n’osent jamais tenter de passer sur le suivant, d’avancer droit devant sur la corde, en mode funambule; et les autres, qui osent, peuvent tomber mais ne se démontent pas et recommencent. Et hop te revoilà de retour sur les toits. #ontheroof #foliepassagère #arreteleshashtagssurfacebooktufaispitié.

C’est un billet qui se veut léger mais (petit teaser) le prochain traitera de l’Obsession au sens pathologique du terme puisqu’étant sujette à la monomanie, c’est un sujet qui me chatouille la boite crânienne. Mais là c’est dimanche, on se quitte en douceur avec ce titre de l’été de 2004.

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La théorie de l’élastique

J’annonce: le sujet de ce billet me plaît autant qu’il m’agace. Je vais donc le rédiger de manière totalement bipolaire, je m’en excuse d’avance. Je serai semblable au chat qui s’attrape la queue et la bousille. Soit dit en passant, je n’arrive pas à comprendre comment un être aussi intelligent que celui-ci puisse ne pas réaliser que cette excroissance touffue qui s’agite frénétiquement sous ses yeux et qui l’agace profondément, n’est rien d’autre que la prolongation de son corps. C’est comme si tu regardais tes mains et te mettais à les mordre parce que leur mouvement t’insupporte. Ma foi, ne les remue pas alors!

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Avant d’entrer dans le vif du sujet, je tiens à préciser que l’expression « théorie de l’élastique » n’est pas de moi. Elle est issue du best-seller apparemment très connu (logique) de l’auteur John Gray: Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Venuspublié en 1992… Whaaaat ?! 1992 ? Ce livre a 25 ans, mon âge (Chut. Nous ne sommes pas à cinq ans près) et je découvre seulement de quoi il s’agit. J’ai toujours cru que cette expression était aussi vieille que « Les chiens ne font pas des chats ». Bon et puis ce n’est pas un roman mais une sorte de manuel énonçant les différences fondamentales qui opposent hommes et femmes.

Alors, pourquoi cela m’énerve? Parce qu’un rien m’énerve, premièrement. Deuxièmement, parce qu’on dirait un thème de magazine féminin et que je n’aime pas la presse féminine. Je n’aime pas non plus la presse masculine, faut pas pousser. Sport +, AutoMotoVélo, BricoloMag, Musclor, etc. [Titres inventés mais pas loin de la vérité] Pas trop mon délire non plus. Mais alors les articles sur l’épilation laser, les coupes tendances de la saison et la shopping list de la parfaite it-girl? Plutot me faire tatouer un poney sur l’épaule que de lire ça. J’ai envie de faire mal à quelqu’un quand ce genre de titres de cruchasse atterrit sous mes yeux, genre salle d’attente chez le médecin. D’ailleurs, autre sujet:  ne JAMAIS toucher aux magazines des salles d’attente, encore moins chez le médecin. Pourquoi ne pas lécher la cuvette des toilettes aussi tant que vous y êtes ? Beuuuuahh! Barrez-vous les microbes!!

Je sais qu’il ne faut pas juger. Mais les filles… Come on… Vous êtes sérieuses? « It-girl »? « Fashionista »? Respectez-vous. Ah pardon, pardon, pardon. Mais pas pardon! Vous, excusez-vous! Alors attention, j’aime bien l’horoscope et les potins par contre. Donc, je ne peux pas critiquer l’intégralité de ce genre de revues mais comme je n’en achète pas, allez, je me permets. Jean Pierre s’il te plait?

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Merci.

Donc, outre le fait que le titre est semi-racoleur, il reste donc 50% de fond sociologique qui ramène le calme en moi.

Toi: Mais pour qui elle se prend celle-là?

Moi: J’avoue. En plus, je dis ça, mais j’utilise de ces hashtags des fois sur Instagram. J’ai envie de me gifler, ahaha!

Toi: Ah oui tu es vraiment comme le chat.

Moi: … Shiiit.

Enfin bref. Selon John Gray [Non, pas celui des 50 nuances, ni de l’anatomie], les hommes sont comme des élastiques et les femmes comme des vagues. Bon. J’aime bien l’image. J’ai lu les deux chapitres en question (Non, pas tout le bouquin, j’ai pas que ça à faire non plus). Alors John, je t’abandonne ici parce que je vais me permettre de porter ta théorie à ma sauce.

John dit (Et pas John Doe ahaha. Hum) que les hommes sont comme des élastiques, mais selon mon humble avis, ce sont les relations qui le sont. Picture it:

Un élastique géant (relâché) capable de contenir deux personnes. Un bon élastoc de compète quoi. La bulle amoureuse revisitée en une sorte de ring invisible et au lieu d’un combat, une distance qui s’installe peu à peu. Oh c’est beau. Nan c’est pas beau! C’est même un peu chiant tu vois mais c’est malheureusement un constat basique. Les gens se lassent de tout, s’ennuient vite, ont tendance à rester sur leurs acquis, ne font plus d’efforts, recherchent la nouveauté et parfois abandonnent avant même d’avoir commencé ou finissent par tromper. Pour palier à ce bug du cerveau humain, le développeur a mis au point un programme capable de faire des mises à jour amoureuses au sein d’un couple dés lors que l’un des deux prend un peu de distance. On connait bien cela sous les termes: Jeu du chat et de la souris et Fuis-moi, je te suis. Ici, au sein de ce grand élastique relationnel, comment cela se concretise t-il ?

Attention… Ça va péter !

L’un des deux amoureux ressent en premier la lassitude. Plutôt que de faire face à son/sa partenaire, il se retourne et tente de s’éloigner, entraînant avec lui l’élastique qui commence à se tendre. L’autre partenaire, n’ayant rien vu venir, prend peu à peu conscience qu’une force tente de l’attirer dans une direction inattendue. Alors que celui-ci batifolait dans une zone remplie d’amour, d’affection et de bonheur, voici qu’on essaye de la lui faire quitter ? WARNING. Pourquoi ? Que se passe t-il ?! PANIQUE. Désemparé, ce partenaire sort de sa torpeur, tente de comprendre, interroge alors sa moitié pour savoir ce qu’il en est. SILENCE. De dos, celui-ci n’entend pas mais perçoit une force contraire qui tente d’empêcher sa progression. L’amoureux lutte, inquiet, pour conserver le fuyant dans cette zone mais plus il se bat, plus l’autre tente de fuir. C’est à peu prêt à ce moment que clairement on « soûle » l’autre et c’est un cercle vicieux car plus on insiste, plus il va vouloir prendre la poudre d’escampette (C’est quoi  au fait? Oh, on verra plus tard). Résigné, l’amoureux laisse l’élastique l’emporter vers le fuyant qui ne se retourne pas et ignore le/la laissé pour compte.

Fuis-moi je te suis

L’élastique n’est alors plus tendu. Le fuyant réalise qu’il ne sait plus vraiment ce qu’il fuit puisque plus rien ne le retient, plus aucune force contraire. CALME. Il jette un oeil derrière lui, aperçoit son amoureux(se) au loin, perdu(e), qui peu à peu se détourne, fatigué(e) de poursuivre. A son tour, il(elle) se dirige du coté opposé. L’élastique se retend, l’ancien fuyant se sent inexorablement attiré par sa moitié qui s’écarte. Round 2. Et ainsi de suite.

Jeu du chat et de la souris, bonjour!

Franchement, l’humain est d’une logique déprimante. Sans surprise dans sa connerie. J’en fais partie hein, oulala malheureux, I know. S’emmerde t-on à ce point en couple? Alors bien entendu c’est une théorie applicable pour une proportion d’individus tout à fait inquantifiable et point du tout absolue. John disait quant à lui que cette méthode de repli ne concernait que les hommes. Les femmes, elles, sont des vagues. Humeur haute, humeur basse; Besoin d’amour, besoin d’en donner. Elles ne fuient pas mais elles quémandent un max d’affection, de preuves, etc. Y a du vrai mais ça reste hyper cliché et il y a beaucoup de femmes que le couple effraie, l’enfermement, l’engagement. Ca n’est pas réservé qu’aux hommes. Beaucoup de joueuses aussi, tantôt chattes (oh ça vaaa t’as 15 ans ou quoi? :p ) tantôt souris, donc. Et inversement, des bonhommes bodybuildés qui ont besoin de constantes démonstrations d’amour et qui font les « canards ». Beaucoup trop d’animaux dans ce billet. Beaucoup trop.

Ce que j’aime dans cette théorie, c’est encore cette idée d’attraction invisible dont je faisais mention dans mon précédent billet. Kewa ? Tu l’as pas lu? Euh…pourquoi ?

Toi: J’ai une vie aussi Malou…

Ah oui pardon, j’oublie toujours.

Je vais conclure par une expression qu’une amie a employé dernièrement et que j’aime beaucoup, qui rejoint la sémantique du combat amoureux (ring, tout ça tout ça). Elle m’a dit: il faut faire attention à ne pas quitter l’arène. Autrement dit, bats toi dans la limite de la dignité, sinon tu verras ton combat se solder par un pouce tourné vers le bas, et sera ni plus ni moins dégagé(e) sans ménagement hors du champ de bataille/amour/élastique.

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PAF!