Publié dans Billets

Pilule bleue ou pilule rouge ?

En ce moment, je m’endors tard, trĂšs tard. Parfois, aux alentours de 4h, alors que pas un bruit ne vient perturber la quiĂ©tude de la nuit, j’entends tinter le clocher, Ă  deux rues d’ici. Un son puissant qui pourtant ne rĂ©veille pas les endormis. En revanche, il me parvient tel un gong pavlovien, me plongeant indubitablement dans mes souvenirs d’enfant. En effet, ce son fait Ă©cho Ă  une pĂ©riode trĂšs nette de ma mĂ©moire: les vacances d’Ă©tĂ© dans la maison de campagne de mes grands-parents. La cloche de l’Ă©glise rĂ©sonnait ainsi toutes les heures pour marquer la demie. Alors, je ferme les yeux et je me souviens.

horloge rĂȘve souvenir

Le clocher, la nuit, le silence. Je suis dans la chambre d’amis au premier Ă©tage, celle qui donne sur la rue dĂ©serte. Il y a deux lits cĂŽte Ă  cĂŽte. J’occupe toujours celui prĂšs de la fenĂȘtre et non celui le plus proche de la porte dans lequel se trouve ma cousine ou bien mon frĂšre. A ma droite, le bureau ; entre les deux fenĂȘtres, le piano ; dans le renfoncement du mur d’en face, la bibliothĂšque contenant les livres sentant agrĂ©ablement l’ancien puis l’immense cheminĂ©e jamais sollicitĂ©e. Sur la gauche, l’armoire encastrĂ©e dans le mur et son battant grinçant suivie de la porte en bois et ses carreaux vitrĂ©s. On peut tirer un rideau par-dessus, on le faisait quand on avait peur du noir. Au sol, le parquet et plus au centre, un tapis en accord avec les tons saumonĂ©s de la piĂšce sur lequel deux fauteuils verts molletonnĂ©s se font face. Une table de chevet avec dans un tiroir des dragĂ©es datant de je ne sais quel mariage, borde le lit de gauche et les traversins sont disposĂ©s entre les deux afin de combler l’espace les sĂ©parant.

Je me lĂšve, le sol craque lĂ©gĂšrement. Je traverse la chambre et tourne tout doucement la poignĂ©e ronde et fragile manifestant par un clac sonore son agacement. Le petit yorkshire assoupi sur le pas de la porte de la chambre de mes grand-parents redresse la tĂȘte et m’interroge du regard. Je le rassure d’une petite caresse entre les oreilles. Je passe la tĂȘte dans l’entrebĂąillement d’oĂč me provient un paisible ronflement. J’aperçois Ă  droite, Ă  la faible lueur de la lune, les corps endormis de mes grands-parents, confortablement emmitouflĂ©s dans leurs pyjamas clairs et leurs draps harmonieux. On entend au loin le chant approximatif d’un coq pressĂ© obtenant pour seule rĂ©ponse un aboiement agacĂ©. Tout est si calme, Ă  sa place, serein. Demain, j’ouvrirai les yeux lorsque l’odeur du pain grillĂ© chatouillera mes narines alertes. Je descendrai vĂȘtue de la robe de chambre usĂ©e et rejoindrai le reste de la famille dans la grande cuisine oĂč les pots de confitures maison et le beurre salĂ© se cĂŽtoieront sur la nappe vichy. Je boirai mon chocolat chaud dans le bol marquĂ© de mon prĂ©nom et j’aurai des moustaches. Cela fera sourire ma mamie et je m’essuierai avec ma serviette Ă©paisse roulĂ©e dans mon rond de serviette attitrĂ©. Une fois lavĂ©s, nous irons tous nous promener, sortir les chiens, courir dans l’herbe, faire du cerf-volant, aller au stade pour profiter des tobogans, balançoire, tourniquet, terrain de foot ; sur le retour, on passera par le chemin de pierres desquelles siffleront les serpents ; puis par la forĂȘt, en ramassant des fruits rouges ; enfin par la route bordĂ©e de champs aux hautes herbes et tournesols majestueux. On croisera des paysans, des tracteurs, des bottes de foin ; j’aurais peur des abeilles et des taons ; mon frĂšre me mettra des brins de je ne sais quelle plante revĂȘche dans le t-shirt, je crierai, excitant les chiens, ma mamie incitant au calme Ă  cause du danger de la route. L’air sera chaud mais le vent agrĂ©able finira d’Ă©bouriffer mes cheveux. J’aurai de la boue sous les baskets et des trous aux genoux. Enfin de retour, on prendra le goĂ»ter, on fera des jeux avec mon papy au salon, on lira calmement des AstĂ©rix. Le soir venu, on dĂźnera dans la cuisine un dĂ©licieux festin avant de regarder un film dans le salon ou de jouer Ă  un jeu de sociĂ©tĂ© et d’aller nous coucher, fatiguĂ©s mais heureux.

vacances-campagne-ete

Je rouvre les yeux. Je n’ai plus dix ans, j’en ai trente passĂ©s. Bien que tout me revienne en mĂ©moire comme si cette rĂ©alitĂ© dĂ©peinte n’avait pour seule distance que l’Ă©paisseur de mes paupiĂšres, rien n’est plus. Mon grand-pĂšre n’est plus, son chien n’est plus, je n’ai pas remis les pieds dans cette maison depuis des annĂ©es et pourtant, pourtant, ils sont tous lĂ , Ă  une battement de cils prĂšs.

Vérité et/ou Réalité

Si tout est si net lorsque je ferme les yeux, s’il me suffit de me remĂ©morer ou d’imaginer pour rendre rĂ©el ce souvenir, si je me persuade, les yeux clos, que tout ceci est bien lĂ ,  qu’est-ce qui distingue alors le vrai du faux ? Si je n’ouvrais plus les yeux, comment saurais-je l’Ăąge que j’ai, la piĂšce dans laquelle je me trouve ? Si l’on me disait « Oui, oui, tu es bien dans cette maison, tu viens de te rĂ©veiller et la vie que tu crois avoir menĂ©e depuis n’Ă©tait qu’un rĂȘve, tu as toujours dix ans ». Ce que je vois est-il un souvenir ou un aperçu d’une rĂ©alitĂ© parallĂšle ? Ma mĂ©moire est-elle rĂ©elle ou implantĂ©e ? Faisons-nous tous l‘expĂ©rience de la mĂȘme rĂ©alitĂ© ou bien suis-je la seule Ă  vivre ceci, ainsi ? Mais d’abord, que sont le rĂ©el et la vĂ©ritĂ© ?

Interrogeons le dictionnaire tiens:

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Ainsi donc, le concept de  vĂ©ritĂ© dĂ©pend de celui de rĂ©alitĂ©. La rĂ©ciproque n’est pas valable.

Par exemple, dire que l’on est capable de voler n’est pas vrai dans le monde rĂ©el, tel que nous le concevons et apprĂ©hendons. En revanche, cela devient une possible vĂ©ritĂ© dans un rĂȘve. Ainsi, il est vrai que lorsque je ferme les yeux, je revois chacun des dĂ©tails qui composent mon souvenir de ces vacances d’Ă©tĂ© Ă  la campagne. A contrario, lorsque je les ouvre, je fais face Ă  la rĂ©alitĂ© et ce souvenir s’Ă©vanouit.

La croyance crée la réalité

magie illusion.jpgMĂ©thode CouĂ©, magie, mentalisme, illusionnisme, manipulation, superstition, placebo, astrologie, etc. Toutes ces mĂ©thodes/disciplines qui brouillent ou persuadent le cerveau humain hĂ©sitant alors entre vĂ©racitĂ© d’une idĂ©e ou crĂ©ation de l’esprit. J’ai abordĂ© le sujet dans un prĂ©cĂ©dent billet, pour tenter de comprendre les rouages de nos croyances. J’y mettais en Ă©vidence le fait que croire en quelque chose est la dĂ©monstration d’une vision personnelle du monde. La perception est subjective. Cela se vĂ©rifie avec l’art. Plaçons une pomme sur la table et demandons Ă  plusieurs individus Ă©quipĂ©s de toiles et pinceaux de reprĂ©senter la pomme le plus fidĂšlement possible. Aucune Ɠuvre ne sera identique. Certains exagĂšreront la taille du fruit, reprĂ©senteront ou non la table, changeront la couleur, la position, etc. Et pourtant tous auront eu le mĂȘme modĂšle, seule l’interprĂ©tation varie.

Avez-vous dĂ©jĂ  assistĂ© Ă  une sĂ©ance d’hypnose ? Il est troublant de voir comme de simples mots prononcĂ©s avec l’intonation nĂ©cessaire suffisent Ă  tromper et transformer un individu. « Tu es un coq, et tu dĂ©ambules dans le poulailler. Tu te penches pour attraper un grain de maĂŻs au sol ». Et l’homme, convaincu Ă  prĂ©sent d’ĂȘtre tel volatile, se met Ă  gambader frĂ©nĂ©tiquement en quĂȘte de sa pitance. Il ne fera alors plus aucune distinction entre le rĂ©el et le suggĂ©rĂ©.

hypnose

Quid de ces Ă©vĂšnements refoulĂ©s, oubliĂ©s ? Parfois, avec mon frĂšre, on Ă©change des souvenirs d’enfance. La plupart sont communs mais il est cependant amusant de constater que notre attention ne s’Ă©tait alors pas forcĂ©ment portĂ©e sur les mĂȘmes dĂ©tails. La narration diffĂšrera. On ne semble pas mĂȘme pouvoir se fier Ă  notre propre mĂ©moire et perception car elles sont changeantes, malgrĂ© nous. Il y a aussi les souvenirs fabriquĂ©s, Ă  force de rappel par un tiers, que l’on finit par s’approprier.

Puis, la mĂ©moire sĂ©lective
 Exemple, si l’on est en couple, que ça ne se passe plus aussi bien qu’au dĂ©but, on ne va se concentrer que sur les points nĂ©gatifs qui prendront le dessus sur le positif. Une fois la rupture engagĂ©e, le cĂ©libat devenant la nouvelle routine, alors oubliĂ©s tous les points nĂ©gatifs et soudain, ne nous reviennent en mĂ©moire que les bons souvenirs, les choses que l’on aimait de l’autre et faire avec lui. C’est comme si notre cerveau nous manipulait en permanence. On ne comprend pas toujours ce qui se passe avec nos Ă©motions de mĂȘme que le cƓur et la raison sont parfois en lutte. Se peut-il que l’on se batte inconsciemment contre un programme ?

Enfin, ces phrases rĂ©pĂ©tĂ©es par un parent, un ami, un conjoint, etc. qui deviennent des vĂ©ritĂ©s mĂȘme si cela n’est pas de prime abord le cas. « Tu es tellement faible, je ne peux pas me fier Ă  toi » -> « Alors trĂšs bien, je suis/deviens faible. »; « Comme tu es incroyable! Tu es merveilleux » -> « Je dois donc ĂȘtre exceptionnel ! » Adieu humilitĂ©. Chaque jour des monstres sont ainsi crĂ©es, et des anges dĂ©chus, simplement par la force de persuasion. Les mots comptent! Ils peuvent dĂ©truire aussi bien que guĂ©rir, donc attention
 A utiliser avec prĂ©caution, comme le rappelle si justement l’un des accords toltĂšques: « que ta parole soit impeccable. »

Qu’est-ce que la rĂ©alitĂ©

Qu’est-ce alors donc que le rĂ©el ? On ne peut se fier Ă  ce que l’on sent, touche, voit, goĂ»te ou bien entend dans la mesure oĂč les cinq sens constituent les rĂ©ponses psychiques Ă  des influx Ă©lectriques. Par ailleurs, il est possible de se faire berner par soi-mĂȘme ou l’entourage, comme nous venons de le voir.

Ce questionnement ne sera pas sans vous rappeler un passage fameux de Matrix, film brillant et avant-gardiste dont j’ai revu la trilogie avant de rĂ©diger cet article, 20 ans plus tard (aoutch), il n’a pourtant pas pris une ride et le thĂšme est plus que jamais d’actualitĂ©.

Le leurre des sens

Nous nous servons de nos sens pour nous reprĂ©senter le monde qui nous entoure. Nous nous basons principalement sur la vision. Si je vois ce mur, cette table, qu’ensuite je les touche, ma main rencontrera un obstacle, il ne s’agit donc pas d’un hologramme. C’est donc rĂ©el, n’est-ce pas ? Qu’en est-il de ce qui existe et qu’on ne peut pourtant ni voir, ni toucher ? Comme l’air, le temps, la douleur, la gravitĂ©, etc. On peut en observer les phĂ©nomĂšnes mais non la cause Ă  proprement parler. Et puis, qu’est-ce qui me dit que les autres voient la mĂȘme chose ? Qu’est-ce qui me dit que les autres sont d’ailleurs rĂ©els et non pas le fruit de mon imagination, d’un programme, des figurants, des robots, etc. ?

the truman show

Lorsque l’on croise un « fou » en phase de dĂ©mence, qui dit entendre des voix, voir des morts ou ĂȘtre sujet Ă  toutes autres hallucinations (puisqu’invisibles pour le commun des mortels), n’est-il pas un peu facile et prĂ©maturĂ© de le rĂ©duire Ă  la folie tout simplement car sa rĂ©alitĂ© ne correspond pas Ă  lĂ  notre/mienne ? Peut-ĂȘtre suis-je moi mĂȘme folle pour lui si je ne perçois pas ce qu’il perçoit. Si aucun de nous ne se comporte avec hystĂ©rie (et quand bien mĂȘme), comment savoir qui dit vrai ? Les deux seront de bonne foi. Se peut-il que les deux aient raison ? AprĂšs tout, certains individus semblent ĂȘtre douĂ©s de sens ultra dĂ©veloppĂ©s Ă  la limite du surnaturel car supĂ©rieurs Ă  la norme. Medium, tĂ©lĂ©kinĂ©siste, sourcier, tĂ©lĂ©pathe, guĂ©risseur, etc. Charlatans ? Ce serait trĂšs prĂ©somptueux de l’affirmer.

D’une vĂ©ritĂ© Ă  l’autre

La vĂ©ritĂ© semble ĂȘtre une affaire de perception, variant d’un individu Ă  l’autre. Chacun aura donc sa vĂ©ritĂ©. C’est ce dont nous nous apercevons lorsque deux personnes relatent un Ă©vĂšnement. Exemple, une soirĂ©e chez des amis.

RĂ©cit de Madame Rageuse: « Olala, t’as bien fait de pas venir, c’Ă©tait nul! Y avait que des cruditĂ©s Ă  manger, franchement Steph et Nadia se sont pas foulĂ©s
 Et alors, pareil, rien Ă  boire. Pi leurs potes Ă©taient ennuyeux! L’autre lĂ , la Carole, une potiche vulgaire qui avait rien Ă  dire ni faire Ă  part glousser et montrer ses obus Ă  tous les hommes de la piĂšce. Mon dieu
 Et leurs mĂŽmes, mal Ă©levĂ©s! Enfin bref, derniĂšre fois qu’on y va! »

RĂ©cit de Madame Cool: « Ah! c’Ă©tait une super soirĂ©e! En plus pour une fois y avait des prĂ©parations saines, genre cruditĂ©s, du coup tu pouvais manger sans culpabilitĂ©, ça change des Curly aha. On avait ramenĂ© nos cidres aromatisĂ©s, je voulais les faire dĂ©couvrir aux autres, ils ont eu l’air d’apprĂ©cier c’est cool! Thomas avait prĂ©parĂ© sa vodka aromatisĂ©e au caramel, dĂ©licieux ça aussi oulala. Et sa copine, Carole, elle a l’air un peu timide, elle a pas trop parlĂ© mais sympathique car souriante au moins. Bon leurs enfants, un peu bruyants mais au moins y avait de la jeunesse! Viens la prochaine fois! »

Deux salles, deux ambiances 😉

L’hypothĂšse de simulation

Matrix-matrice-simulation

HonnĂȘtement, mĂȘme du cĂŽtĂ© des scientifiques, ce n’est pas clair
 J’ai regardĂ©/lu un paquet de vidĂ©os/d’articles pour tenter de comprendre le point de vue des physiciens, mathĂ©maticiens, philosophes et ingĂ©nieurs. Je fus trĂšs surprise de constater Ă  quel point la question est ouverte. Elle fut notamment abordĂ©e de maniĂšre trĂšs sĂ©rieuse lors du congrĂšs annuel Isaac Asimov Memorial Debate, (New-York, avril 2016, Museum d’Histoire Naturelle). Les thĂ©ories diffĂšrent mais de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la probabilitĂ© pour que la rĂ©alitĂ© telle que nous la concevons soit simulĂ©e est Ă©levĂ©e. Elle est de l’ordre d’une chance sur 2.

Un des arguments populaires en faveur de l’hypothĂšse de la simulation informatique a Ă©tĂ© avancĂ© en 2003 par Nick Bostrum, philosophe Ă  l’UniversitĂ© d’Oxford. Il a suggĂ©rĂ© qu’une civilisation avancĂ©e et disposant d’une Ă©norme puissance de calcul pourrait avoir dĂ©cidĂ© de faire revivre ses ancĂȘtres par des simulations. Ils auraient probablement la capacitĂ© de lancer plusieurs de ces simulations, au point qu’une grande majoritĂ© des consciences qui existent seraient en fait des consciences artificielles au sein de ces simulations. DĂšs lors, de simples statistiques suggĂšrent qu’il est bien plus probable que nous fassions partie de ces consciences simulĂ©es.

Ce qui expliquerait la croyance en la rĂ©incarnation, les souvenirs qui ne nous appartiennent pas, etc. Ainsi que d’autres « bugs », ces choses qui paraissent impossibles dont on peut faire l’expĂ©rience puis se convaincre que l’on a mal interprĂ©tĂ© car cela remettrait en cause trop de choses.

reincarnation

Cette thĂ©orie portant le nom d’hypothĂšse de simulation fait Ă©cho au concept de rĂ©alitĂ© simulĂ©e. Contrairement Ă  ce que l’on pourrait penser, elle ne date pas d’hier! Platon abordait dĂ©jĂ  cette thĂ©matique dans son allĂ©gorie de la Caverne. Bien entendu, il n’y Ă©tait pas question d’ordinateur, mais de vision erronĂ©e de la rĂ©alitĂ©, de la dĂ©couverte d’une autre vĂ©ritĂ©, de la tentative d’un rĂ©tablissement de celle-ci auprĂšs des ĂȘtres bernĂ©s et de leur refus de croire Ă  cette autre possibilitĂ©. En gros


Qu’est-ce que la rĂ©alitĂ© simulĂ©e ?

simsSelon cette approche, il serait envisageable que nous soyons stimulĂ©s, façon Matrix, l’esprit dans un programme, le corps ailleurs. Ou bien, que nous soyons tout simplement dĂ©pourvus d’un quelconque corps et Ă©voluions dans un monde virtuel, comme des Sims (« Ah tiens ça faisait longtemmmmps qu’elle nous avait pas fait de rĂ©fĂ©rence aux Sims ! » – « Ouais! Je trouve aussi! ») Dans quel but me direz-vous ? Celui d’Ă©chapper Ă  un environnement devenu inhabitable ou bien hostile, ou encore, celui de divertir une intelligence supĂ©rieure, bien plus avancĂ©e que la nĂŽtre. Enfin, l’asservissement des humains aux machines ou bien une civilisation extra-terrestre et/ou tout simplement une nouvelle technologie ayant permis la crĂ©ation d’humains virtuels au mĂȘme titre que biologiques qui ignoreraient eux-mĂȘmes leur virtualitĂ©.

Les dĂ©couvertes scientifiques, notamment celles concernant les trous noirs apportent d’avantage de questions que de rĂ©ponses. Il semblerait que cela remette en question notre conception d’une rĂ©alitĂ© en trois dimensions pour ne la rĂ©duire Ă  seulement deux, puis d’envisager notre monde comme une projection de type holographique. Je ne m’aventurerai pas dans ce domaine mais je vous invite Ă  vous pencher sur ce fascinant sujet.  Pour ceux qui souhaiteraient creuser, lisez cet article pour commencer.

Je sais que je ne sais rien.

Parce que nous devrions tous adopter l’humilitĂ© et la prĂ©caution de Socrate
 En effet, nous ne sommes sĂ»rs de rien. Nous en apprenons tous les jours un peu plus sur l’univers, cependant ces dĂ©couvertes donnent l’impression de faire un pas en avant et trois pas en arriĂšre. Si vous ne me croyez pas, je vous suggĂšre de vous pencher sur la dualitĂ© onde-particule et du constat que font les scientifiques lorsque la mĂȘme expĂ©rience est observĂ©e, voire l’expĂ©rience des doubles fentes d’Young. Il semblerait que le rĂ©sultat varie en fonction de ce facteur, ce qui perturbe beaucoup (BEAUCOUP) ce que nous pensions acquis, et autoriserait l’hypothĂšse que les particules seraient en fait des datas ; le monde, une simulation et les humains, des programmes. Je vous laisse sur ça. Mon petit doigt me dit que certains vont avoir envie de se replonger dans la trilogie Matrix!

Tu prends la pilule bleue, l’histoire s’arrĂȘte lĂ , tu te rĂ©veilles dans ton lit, et tu crois ce que tu veux. Tu prends la pilule rouge, tu restes au Pays des Merveilles et je te montre jusqu’oĂč va le terrier.

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Un commentaire sur « Pilule bleue ou pilule rouge ? »

  1. Merci, je vais devoir regarder Matrix dans les jours Ă  venir….

    Ceci mis Ă  part (et puis, c’est toujours un plaisir que de regarder un tel chef d’oeuvre), article trĂšs intĂ©ressant, comme trĂšs trĂšs trĂšs souvent (pour ne pas dire toujours; je ne veux pas que ta perception de toi mĂȘme soit trop Ă©levĂ©e ^^). La rĂ©flexion mĂšne jusqu’Ă  l’existence mĂȘme de l’ĂȘtre humain en tant que personne consciente, remet en cause tout le fondement de notre monde, posant des dizaines de questions… Et perso, c’est aussi ce que j’aime dans tes articles.

    Et l’Ă©criture toujours top. Mention spĂ©ciale pour le dĂ©but, je t’ai immĂ©diatement imaginĂ©e Ă  10 ans dans une maison de campagne, entendu le bruit du bouton de porte, du parquet qui grince sous les pas etc…Du grand art 😉

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